mardi 20 mai 2014

Ça m'énerve! Tome 1

Ça m’énerve!  C’est quelque chose que je dis régulièrement.  Mais ça vient d’où l’espèce de sentiment à l’intérieur qui provoque comme une chaleur qui part des pieds et qui monte jusqu’au cou?  Dites-moi que vous le ressentez, vous aussi?  Parfois on devient même rouge aux joues, un peu comme lorsqu’on ressent de la gêne.  Voici les situations qui m’ont le plus énervées depuis les dernières semaines (les dernières 72 heures?) :

-Ça m’énerve les gens qui mettent déjà des bretelles spaghettis au mois de mai.  HEY! Il fait 20 dehors!  Je veux bien croire qu’on a donc attendu le printemps, mais je signale aux minettes qu’il n’y a pas que 2 saisons!  Il y en a 4.  Adapte ta garde-robe parce que je me pose sérieusement la question « qu’est-ce que tu vas porter à 35 degrés? ».  Moi je donnerais 3 choix de réponses : un paréo, un bikini avec des triangles (eurk… ce n’est pas le summum du « cheap » ça?) ou alors ton habit d’Ève…   Je sais que c’est du déjà nommé, du déjà vu, mais que voulez-vous, à force de répéter, ça va bien rentrer!

-Ça m’énerve les gens qui n’accueillent pas bien les nouveaux dans une équipe de travail.  Pas juste parce que dernièrement, je fus nouvelle dans une équipe, parce que personnellement, je sais « m’imposer » (pourquoi je mets le mot « imposer » entre guillemets?  Je m’impose rarement avec des guillemets mais bon…).  Je remarque que les « cliques » sont fermées, comme si d’être sociable c’est automatiquement téteux.  Câline on a quel âge dans les milieux de travail?  La moyenne c’est quoi, environ une trentaine d’années, une quarantaine?  On réagit vraiment comme au secondaire ou au primaire?  On laisse délibérément quelqu’un de côté parce qu’on le connaît pas?  C’est déjà assez dur de recommencer dans un nouveau milieu, peut-on sacrer une petite patience à ces gens et juste les accueillir correctement?  On ne demande pas d’être l’ami de ladite personne, on demande le civisme de base pour qu’elle puisse s’intégrer.  Ça fera le « bullying » professionnel!  J’écraserai, à partir de maintenant, toute personne démontrant un tel comportement.  Faut bien commencer quelque part!

-Ça m’énerve les gens qui n’aiment pas se faire appeler par un petit nom amical, surtout au travail.  Ça fait trop de proximité, disent-ils.  « J’ai un nom, tu peux l’utiliser, pas besoin de me rebaptiser… ».  Ah come on!  C’est tellement la définition de « s’enfarger dans les fleurs du tapis »!  Si j’ai la gentillesse de t’appeler par un petit nom amical du style « mon chou » ou « mon minou » et surtout que je te le dis sans AUCUNE connotation quelconque, fais juste apprécier que je sois fine, que je te considère et ferme-la.  Et tu crées tellement un malaise en me le mentionnant.  Clairement, je ne serai plus aussi « accessible » lorsque tu me parleras.  « Oui mais nous sommes dans un contexte de travail, professionnel… » SOUPIR!!! Quand tu seras le PDG de la compagnie ou un diplomate quelconque, je prendrai en considération ton argument.  En attendant, tu es de la main-d’œuvre probablement trop bien payée pour tes capacités, donc achale moi pas avec le contexte professionnel.  Dorénavant, je t’appellerai MONSIEUR ou MADAME en ajoutant ton nom de famille.  SURTOUT si tu es de ma génération… Tu veux qu’on crée une distance, regarde-moi bien aller!
-Ça m’énerve les gens qui se prennent pour des porte-paniers.  « Hey sais-tu quoi?  Cette fille-là, quand tu as parlé, elle a passé un commentaire sur toi… ».  Ouin pis?  Je m’en tape éperdument… Moi aussi je passe des commentaires, on le fait tous!  Pourquoi tu viens me dire ça?  Tu veux du capital de sympathie?  Tu veux me montrer que toi tu le fais pas?  Imagine-toi donc que tu fais pareil envers la fille en question… Si tu prends le temps de venir me dire ça, tu as trop de temps libre.  Bullshit que c’est par « pure amitié », en prévention, pour me protéger.  J’ai tu l’air de quelqu’un qui a besoin de protection?  Et la vie, m’ayant donné ce qu’on appelle de l’expérience, m’a déjà appris à me méfier des gens trop gentils, trop impliqués et trop compréhensifs.  Et ayant une vision HD ainsi que périphérique, je l’ai vu la fille murmurer ses commentaires.  J’ai choisi de ne pas donner suite – que tu me fasses remarquer les faits ne changeront rien à ça.  Bref, mêle toi donc de tes affaires ou attend que je te demande si tu as entendu quelque chose sur moi.  Et non, ce n’est pas de l’hypocrisie de ta part, tu mélanges tout… Je suis assez intelligente pour blâmer la bonne personne et non le messager.  C’EST LOURD!

-Ça m’énerve les gens qui font des déclarations d’amour interminables sur les réseaux sociaux.  Je ne parle pas de dire un petit mot gentil à son conjoint – je suis la première à le faire.  Je parle de la totale, du genre « Mon amour, je t’aime temps.  Nous avons passer des obstacle difficile mes malgré tout, la vie nous souris.  Tu est la femme de ma vie meme si tu ma tromper.  Lâcher ma blonde, gang de $%%&, elle est a moi! ».  Bon, le correcteur est en feu...  Veuillez lire : « Mon amour, je t’aime tant.  Nous avons passé (le bon mot c'est traverser...) des obstacles difficiles mais malgré tout, la vie nous sourit.  Tu es la femme de ma vie même si tu m’as trompé.  Lâchez ma blonde gang de $%&%, elle est à moi ».  Je me devais d’être fidèle au langage des médias sociaux… Bon, c’est définitivement trop d’informations, je ne veux pas savoir que tu t’es fait tromper, je ne veux pas partir à rire en me disant que ta blonde est trop moche pour que les gars lui tournent réellement autour (je vois sa photo quand même…) et finir par conclure qu’elle a les mœurs au troisième sous-sol et la cuisse légère.  Vie privée, tu connais?  Et lorsqu’il y a un commentaire quelconque d’une tierce personne, ça répond « msg en privée svp ».  Euh….. !? Finalement, t’es juste con je crois.

-Ça m’énerve les hommes qui ne tiennent pas la porte aux femmes.  Vous avez juste pas de classe pis votre mère a failli dans sa tâche d’éducation.  Point barre.  Rien à ajouter là-dessus.

-Ça m’énerve les gens qui n’ont pas de vie personnelle et qui se définissent uniquement par leur vie professionnelle.  Ces gens sont souvent peu gâtés par la nature côté physionomique, ont souvent des problèmes d’hygiène personnelle et tout ce dont ils parlent, ce sont de leurs GRANDES capacités académiques (ils sont souvent en formation continue, faut bien combler le temps…) et de leurs parcours professionnel hors pair.  «Ah ce soir ça ne me tente tellement pas d’aller à l’université faire mon cours pour ma maitrise… ».  Bin oui hein!  T’avais sûrement le choix de ne pas prendre un cours un vendredi soir qui finit à 10 heures mais puisque tu fous rien le vendredi, ça change quoi?  Tu ne bernes personne malheureusement… Tu fais le « débordé » mais c’est uniquement pour recevoir de la reconnaissance.  Je comprends que tous et chacun ont besoin de s’accomplir et de se faire reconnaître par les autres mais va voir ta mère okay?  Je n’ai aucune empathie, sympathie, compréhension ou tout autre sentiment de ce type pour toi.  Te victimiser ne t’aidera en rien donc je ne le ferai pas.  Prend un "clipper" ou du shampoing, arrange-toi, mets du beau linge, lave-toi ou mets du parfum, fais toi un cercle d’amis (va dans les clubs de marche s’il le faut!) et prend ta vie en mains.  Et surtout, arrête ta petite condescendance lorsqu’on a des conversations professionnelles puisque c’est la seule sphère où tu as un minimum de confiance...  Il serait si facile de te détruire en me mettant à faire la nomenclature de tout ce que tu n’as PAS.  Ne va pas sur ce terrain.  Et la condescendance est rarement une qualité, c’est peut-être pour ça que c’est le vide autour de toi.  Je dis ça de même…

-Je termine en décrivant une évidence – je déteste nommer les évidences – mais c’est nécessaire.  Ça m’énerve le monde qui pue!!! Ce n’est juste pas normal que je doive le dire mais câline, y’a encore des gens qui sentent mauvais!!!  Une douche ou un bain, c’est nécessaire minimum une fois par jour et si tu as des glandes tendancieuses à sécréter en abondance, je te conseille « au besoin »!  Tu n’as pas le droit de sentir la transpiration, le renfermé, le « vieux stock pas propre » ou les épices!!!  En 2014, il y a du savon, des gels de douches, des eaux de toilettes, des crèmes parfumées, du Axe, du parfum, du désodorisant, de l’antisudorifique, ALOUETTE!  Il n’y a aucune excuse à avoir, peut-être à part si tu as couru un marathon dans les derniers 10 minutes et que tu t’en vas justement te laver… Clairement que je vais sortir une petite phrase du style « ça sent drôle » la prochaine fois que j’ai quelqu’un qui pue près de moi.  Tant mieux s’il se sent visé.  Et s’il me demande si je le vise, je répondrai par l’affirmatif.  C’est intolérable et inimaginable de faire endurer ça aux autres.  Si toi tu te sens pas, ce n’est pas mon problème – c’est le tien.  Tu deviens mon problème en me le faisant subir.

Bon, je pourrais continuer comme ça des heures et des pages durant mais je vais en garder pour les prochaines semaines.  Ça m’a fait du bien d’en parler.  J’ai déjà quelques livres de stress d’enlevées.  Je suis contente, je vais rentrer dans mon bikini en triangle cet été grâce à ça… Hahahaha! ;)

P.S : Ah oui, vous ai-je déjà parlé de mon aversion pour les élastiques en tissus ou les peignes bananes dans les cheveux?  On s’en reparle…

La Frustrée.

vendredi 25 avril 2014

Les profiteurs

Avec le titre du billet, il est difficile de jouer dans le subtil, n'est-ce pas?  De toute façon, je ne crois pas que ce qualificatif fasse parti de ma personnalité... Pourquoi être subtile lorsque l'on peut sauver du temps en étant claire et concise?  Je dis ça de même...

J'ai décidé de parler de cette race de gens à qui on préfère ne pas s'associer, généralement, en tant qu'être humain saint d'esprit.  Il est plutôt rare de, sciemment, vouloir avoir des profiteurs gravitant autour de nous.  Toutefois, cette race de gens est plutôt bonne pour se faufiler dans les cercles sociaux, surtout avec les gens aimables et généreux.  De belles proies à "attaquer"...

Commençons donc, pour les fins de l'exercice, par définir le "profiteur":

"Personne qui tire profit d'une chose ou d'une situation, de façon malhonnête; personne qui cherche à tirer profit d'un travail auquel elle ne participe pas, ou peu; personne qui profite abusivement de la générosité ou des largesses d’autrui".

La définition en elle-même est plus qu'éloquente.  Toutefois, il est fort possible que malgré une définition aussi spécifique, nous n'arrivions pas à cerner les profiteurs autour de nous.  La définition existe depuis que le monde est monde, on s'entendra là-dessus, mais les profiteurs en question ont peaufiné leurs habiletés à s'incruster et s'immiscent de plus en plus profondément dans les vies des bonnes gens qui n'espèrent que le bien autour d'eux.

Il y a, bien sur, les profiteurs du système.  Les B.S de pères en fils qui décident en toute connaissance de cause de profiter du dit système, étant conscients des jugements de la société à leur égard mais qui n'en n'ont absolument rien à foutre!  Je ne parle pas de la femme monoparentale qui a BESOIN de l'aide sociale, ou du travailleur invalide qui n'a plus de ressources autres... Je parle de ceux qui ont été même caricaturés dans une série télévisée il y a quelques années.  Ceux qui mettent tant d'énergie à essayer de frauder le système (et souvent avec succès!) au lieu de mettre ces mêmes énergies au service de celui-ci - la participation sociale.  Avez-vous remarquer que les profiteurs du système se concentrent généralement dans les sphères sociales les plus éloignées l'une de l'autre?  Soit dans la classe "pauvre" ou, ceux qui ont réussis avec brio, les "ultra riches"!  Parce que, oui, gens de classe sociale aisée, vous pullulez de ces gens profiteurs dans votre tour d'ivoire.  Avec l'argent vient le pouvoir, avec le pouvoir vient l'hommerie, avec l'hommerie vient les profiteurs.  Rares sont ceux qui ont accédé à tant de richesse sans avoir profité de leur main-d'oeuvre, des idées des autres ou alors des opportunités qui s'offraient.  Justement, certains diront que c'est simplement de l'opportunisme.  Dans mon livre à moi, profiteur et opportuniste sont intimement liés.  Nous jugeons fortement les profiteurs du système mais nous les tolérons depuis longtemps... Nous les égratignons dans quelques numéros humoristiques ou les caricaturons justement dans certaines séries télévisées mais habituellement, nous nous en accommodons.  Par souci de bonne conduite, de politesse ou tout simplement parce qu'on est DONC gentils, nous au Québec, on ne le dira pas au voisin, au cousin, au frère, à l'oncle qui est parfaitement apte à travailler, de se lever les fesses en se mettant un coup de pied dedans et d'aller gagner sa croûte.  C'est presque normal maintenant qu'un certain pourcentage de la population se "laisse-vivre" par le système.  Comment vivre avec 500$ par mois?  Allons, allons, le travail au noir n'est pas disparu avec l'apparition de la Commission Charbonneau ou avec les règles resserrées de Revenu Québec... Si vous croyez ça, c'est que vous êtes d'une naïveté bien triste... Toutefois, je m'offusque de cette race mais j'arrive à l'endurer - elle ne m'est pas imposée proprement dite dans mon entourage donc elle m'affecte plus ou moins personnellement.  C'est réellement un problème de société que j'arrive à ne pas "personnaliser"...

Il y a, aussi, les profiteurs familiaux.  La plus belle image pour vous les décrire, ce sont ceux qui feront scandale lorsqu'un parent décédera.  Parfois même, le scandale débute avant même le décès... On veut l'héritage, on veut l'argent, on fait promettre de se faire donner tel bijou.  Le corps n'est pas encore froid dans la tombe qu'on subtilise déjà la dépouille de ses avoirs... Ces profiteurs sont largement répandus mais ont une facilité à se dissoudre dans la masse... TOUTES les familles sont confrontées à ce type de personnes - je suis certaine que vous avez déjà un nom ou un visage en tête lorsque je décris la présente, n'est-ce pas?  Ce sont de fins manipulateurs, qui organisent les situations à leur avantage en modulant souvent la réalité selon leurs besoins spécifiques.  Ils savent reconnaître la bonne "pâte" qu'ils modèleront à leur gré, selon la requête du moment et surtout le degré de convoitise de celle-ci.  Ces profiteurs sont souvent, ou très impliqués dans la vie familiale, ou très éloignés.  Soit, ils sont collés à nous parce qu'on n'a pas encore identifié leurs caractéristiques de profiteurs donc nous en sommes toujours victimes; soit nous les avons repérés et nous les avons sortis de notre vie... Je vous souhaite d'être dans la deuxième catégorie; si ce n'est pas le cas, posez-vous la questions des détriments VS les bénéfices.  La solution n'en sera que plus flagrante... Et si vous hésitez à les sortir de votre vie, un examen de conscience se doit d'être fait.  Posez-vous donc la question inverse pour une fois; qu'est-ce que JE tire de conserver cette personne dans ma vie malgré les liens familiaux.  Une tranquillité d'esprit?  Un besoin de me rassurer et de me donner bonne conscience "parce que ça ne se fait donc pas de couper les ponts avec la famille"?  Ça ne se fait pas plus, à mon humble avis, de conserver consciemment quelqu'un comme ça dans sa vie, nonobstant les liens qui me rattachent à elle.  Si elle se permet un tel mépris (car disons-le, profiter de quelqu'un c'est un peu parce qu'on le méprise) pourquoi je me gênerais?  Pour une question de sang?  Bin voyons...

Mais moi, les profiteurs qui savent me reconnaître, qui me sentent à des milles à la ronde et que j'attire comme la misère sur le pauvre monde, ce sont les profiteurs en amitié!  Ciel que j'en ai eu dans ma vie! Et je vous jure que je ne me dompte pas! Je vous jure aussi que j'essaie tant bien que mal d'être vigilante mais on dirait que j'ai un don pour les attirer à des kilomètres à la ronde. Ou alors je dégage un musc quelconque et je deviens comme une proie?  Ou alors Candide est mon troisième nom? (J'ai déjà un deuxième nom...!).  Ça m'est encore arrivée; deux fois cette année!  Deux personnes que j'aimais sincèrement, à qui je tenais et PAF!  Ça me saute dans la face.  Je sais que mes définitions de la loyauté et de l'amitié sont bien spécifiques mais je refuse de prendre responsabilité et de me dire que ma définition est trop sévère quand la démonstration de leur exploitation est si probante!!!  Il me parait maintenant évident que je devrais niveler mes critères vers le bas mais ai-je réellement envie de descendre à ce niveau au lieu de continuer à m'élever au dessus de la mêlée?  Tant de questions et encore une fois si peu de réponses... Faisons la nomenclature des qualificatifs qui décrivent ces individus:

Premier indice: Les profiteurs en amitié entrent extrêmement vite en relation.  Ils passent souvent pour des gens sociables ayant le bonheur facile.  Ils attirent les autres comme des aimants étant si accessibles et sympathiques.  On croirait que malgré les quelques semaines passées avec eux, on les connaît depuis toujours.  On recherche leur côté rassembleur et leur bonne compagnie.  Ceci est le premier signe qui devrait me donner la puce à l'oreille... Mais j'aime bien donner la chance au coureur sans devenir quelqu'un de méfiant.  Je me refuse de catégoriser chaque personne aimable et avec qui ça colle pour n'être que soupçonneuse.  Je ne m'aide pas me direz-vous mais je me trouverais profondément triste de perdre complètement la foi en l'être humain. 

Deuxième indice: Le sexe féminin.  Cette affirmation est du pure sexisme me direz-vous mais c'est tellement vrai... Combien de fois avez-vous entendu "oui mais les femmes entre eux autres..."?  Plein de fois, des milliers même! Et c'est totalement vrai.  Les femmes sont les pires, surtout entre elles.  De vraies veuves noires prêtes à sucer toute l'énergie de l'autre, tel le sang d'une proie.  Dans un contexte de travail, la femme saura complimenter sur les méthodes de travail produites par une autre mais sera la première à en tirer profit sans mentionner que l'idée d'origine ne vient pas d'elle.  La femme, qui se sentira menacée obligatoirement, s'organisera pour faire tomber chaque élément de la dite méthode efficace pour ne garder que ce qui pourra la mettre en avant-plan et la faire mieux paraître que sa prédécesseure, sa collègue.  Elle en fera de même au niveau de son amitié - elle tentera sans cesse d'avoir le dessus sur l'autre personne incluse dans la relation de n'importe quelle façon qui soit.  Nous sommes tristes à voir Mesdames.

Troisième indice: La fréquence des interventions.  J'entends par là que le profiteur sera extrêmement présent pour solidifier sa relation avec l'autre parti, au début.  Il prendra le temps de demander "comment ça va" mais remarquez, chers lecteurs, que les questions du profiteur se résument souvent à celles que l'on peut lui renvoyer.  Il tentera sans cesse de ramener le discours vers lui, vers ses intérêts.  Il sera agréable à parler mais tranquillement deviendra de plus en plus plaintif.  Il tentera, tant bien que mal, de vous amadouer, de vous rallier à sa cause et ce, peu importe celle-ci.  Il aura toujours des histoires rocambolesques mais qui devront toujours rester secrètes.  Le profiteur sait qu'en vous donnant l'illusion que vous êtes dans le "secret", vous aurez l'impression que sa confiance pour vous est totale - notre ego aimant tant se faire flatter, la valorisation ressentie nous confirmera notre envie de perdurer dans cette relation.  On aime tous jouer les Mères Thérésa et essayer de sauver les autres.  En général, c'est à ce moment que la réversibilité n'est plus possible puisque l'engrenage de l'attachement est enclenché. C'est à ce moment que la fréquence des contacts va diminuer.  Vous êtes maintenant acquis.  La nécessité d'entretenir le lien fort, du début, s'estompe peu à peu.  Vous aurez des nouvelles dans les moments de détresse, ou lors des moments où votre expertise est pertinente et que vos judicieux conseils peuvent porter fruit au profiteur.  Si vous êtes bien nantis, vous aurez souvent des nouvelles liées à de nouveaux projets intéressants.  Le profiteur sait qu'il doit vous présenter des éléments suscitant votre intérêt; c'est pour cette raison qu'il s'intéressait tant à vous au début.  Il tissait sa toile, il devait construire sa base pour mieux soudoyer.

Quatrième indice: Le profiteur aura tendance à présenter son discours en questionnant.  Fin manipulateur, il a compris que la meilleure façon d'arriver à ses fins est de laisser penser à l'autre parti qu'il est la tête pensante.  Il deviendra le cou - il peut donc tourner la tête vers n'importe quelle direction souhaitée.  Des questions ouvertes commençant par "penses-tu que...?"  ou encore "oui mais as-tu pensé à...?" vous seront soumises.  Vous aurez l'impression qu'il prodigue de judicieux conseils, qu'il est d'une écoute active pratique, qu'il vous amène à vous auto-critiquer, à vous introspecter.  FAUX!  Il ne fait que semer une graine qui germera vers SA solution, SON intérêt.  Il fera tout pour vous ramener vers une solution qui, justement, servira le dit intérêt dont il a besoin.  Il sait ramifier les différentes branches qui mèneront vers SON succès.  Il écrasera tout sur son passage mais de façon si subtile.  Si on prend une image, le profiteur pourrait crier des bêtises mais il les chantera - il a fort bien compris que le contenant est beaucoup plus important que le contenu. 

En résumé, le profiteur est sociable, attachant, gentil, disponible, ouvert et à 75% féminin (statistique directement tiré de l'Institut de la statistique nationale JC). 

Si j'arrive à cerner les indices, peut-être vais-je arriver à les identifier plus vite? 

La bonne nouvelle, c'est que ça ne me fait plus de peine de les identifier et de les sortir de ma vie.  Avant, je pleurais le deuil d'une amitié qui en fait n'existait que dans ma tête et mon coeur.  Maintenant, je me fâche contre moi-même de ne pas m'être protégée et d'y avoir cru.  Il y a de l'amélioration non?

En bref, ces profiteurs me font réaliser que les gens que j'aime vraiment, je les mérite et ils me méritent.  La loyauté, c'est, pour moi, la plus grande qualité.  Et je vous serai toujours loyale, à vous mes amis(es) qui sont importants.  Je sais que vous vous reconnaissez, mais je vais quand même vous nommer, vous mes plus proches, puisque ces expériences me permettent encore plus de vous apprécier:

Merci à ma grande amie Jenny, ma partenaire, ma fidèle, ma meilleure.  Notre amitié mouvementée ne fait que se solidifier.  J'adore penser comme toi, à quand nous aurons 80 ans, à nous bercer sur nos galeries en se remémorant  nos vies.  Ta force et ton intelligence me font grandir et me permettent de m'améliorer.  Je t'aime sincèrement. C'est au delà de l'amitié - c'est de la symbiose.

Merci à toi Marie-Christine, toujours là, après plus de 20 ans.  Tu es la seule qui puisse me parler comme tu le fais, la seule à ne jamais mettre de gants blancs pour me dire les choses.  Tu es une grande amie pour moi.  Je t'admire énormément et je sais que tu le sais.  Tu es inspirante par ton parcours (difficile)...  MOI j'ai toujours cru en toi et je sais que toi aussi. Je sais qu'on ne se lâchera jamais.

Ma belle Véro, ma douce, ma pitoune... Celle qui est réconfortante, présente mais distante à la fois.  C'est cette facette de toi qui m'a toujours omnibulée.  Un peu mystérieuse, sachant placer le bon mot au bon endroit.  Tu es un baume sur une plaie.  On a expérimentée ensemble, on a rit et j'espère continuer de le faire jusqu'à 1000 ans.  Tu resteras toujours, dans ma tête et mon coeur, une femme forte.

Et, pour finir, je ne pourrais passer sous silence ma partenaire depuis 32 ans.  En fait, ce n'est pas mon amie proprement dit, c'est encore plus que ça... C'est un lien de sang indéfectible qui jamais ne se rompra.  Toujours, nous arriverons à nous rejoindre puisque je t'aime autant que ma vie.  Parfois tu es la grande, parfois tu es la petite (et moi de même) mais tu es toujours MA soeur.  Karine, je sais que dans l'adversité, dans la joie comme dans la peine, nous serons toujours liées et que toujours nous nous supporterons.  Je donnerais ma vie pour toi.  Je t'aime.

La Frustrée (mais pas si frustrée aujourd'hui ;) haha, profitez-en!)

mardi 18 mars 2014

Le deuil

Si je vous dis que je n'ai jamais vraiment vécu de deuil, me croyez-vous?  Oui, j'ai perdu mes grands-mamans quand j'avais 12 ans et 19 ans...Ç'a fait mal, certes, mais je n'étais pas impliquée directement.  C'est la douleur d'une enfant de 12 ans, qui comprend plus ou moins ce qui se passe, dont je me souviens... Quand j'avais 19 ans, c'est la douleur de ma mère qui me revient... Cette douleur d'avoir perdu sa propre mère; voilà ce qui m'atteignait (encore chanceuse d'être atteinte de quoique ce soit à 19 ans vous me direz; j'étais à peine centrée sur mon nombril...). Mais à l'aube de mes 32 ans, je suis pétrifiée par ce sentiment, qui je sais, se posera de plus en plus souvent en vieillissant. 

Plusieurs situations de la vie nous préparent à ces deuils me direz-vous.  Car dans le deuil, on inclut invariablement la mort.  Toutefois, la mort se présente sous plusieurs formes.  La mort d'une personne, bien sur, sans "revenez-y", mais également la mort d'une amitié, d'un amour, d'une passion, d'un rêve...

C'est le deuil d'un rêve dont je veux vous parler aujourd'hui... Avez-vous déjà rêvé de quelque chose mais vous avez abandonné le rêve en cours de route car la concrétisation ne pouvait se faire?  J'entends déjà les bons pensants et les philosophes en herbe répondre "ne laisse personne t'empêcher de poursuivre ton rêve"... Bon bon bon... c'est bien beau tout ça dans l'abstrait, mais puisque je suis plus régulièrement dans le concret (je suis une fille si terre-à-terre!) je me demande souvent comment appliquer ce bel adage philosophique quand la majorité de la donne, je ne la contrôle pas?! Je vais donc illustrer ce fait (j'adore illustrer; mon livre "à moi" aura des illustrations c'est certain!) par un exemple tangible.

J'ai connu une femme extraordinaire dans mon autre vie, lorsque j'effectuais un travail de "plancher"...  Une femme gentille, saine, belle et aimante.  Le type de femme que lorsque tu la rencontres, tu veux être son amie.  Tu veux la côtoyer car elle est invitante et empathique.  Tsé, une belle personne!  C'était un coup de foudre d'humain à humain (bon, je n'ai jamais demandé si elle avait eu le coup de foudre pour moi mais moi je l'ai eu!).  Elle vivait simplement sa vie, ayant le bonheur facile.  Son conjoint aussi, que j'ai moins connu, semblait une personne saine et bonne - bref qui se ressemblent s'assemblent...

Ce gentil et beau couple ne chérissait qu'une envie: avoir un bébé.  Un beau bébé saint et bon (un minou fera pas un pitou!!!).  Après de nombreuses tentatives pour arriver à procréer, malheureusement, il faut se rendre à l'évidence, ça ne fonctionne pas.  Premier deuil.  Mais ayant de nombreuses solutions connues pour y arriver, ce gentil couple a gardé le cap - "nous n'arrêterons pas de rêver" est sans doute ce qu'ils se sont répétés... Lorsque j'ai connu cette femme extraordinaire, la nouvelle était déjà passée qu'il n'était pas possible de procréer naturellement.  Mais jamais je ne l'ai entendu se plaindre... Avec la grandeur du coeur qu'on lui connaît, c'est l'adoption qui a été le second choix.  À partir de ce moment, le rêve était complet... Et je me souviens d'en avoir rêvé avec elle, lors de certaines conversations.  On discutait de la chambre que l'enfant aurait (une petite fille!), le nom choisi, de la Chine - le pays d'origine, des difficultés qui seraient rencontrées mais qui valaient tant la peine à voir son regard!  Rien ne lui aurait fait peur, elle était déterminée à être mère.

C'est toujours ce type de personnes qui feraient les meilleurs parents, vous ne trouvez pas?  Quand je devais veiller ma fille des nuits durant (j'ai eu un bébé très malade...) je vous jure que j'ai maintes et maintes fois pensé à cette femme extraordinaire qui aurait donné sa vie pour veiller un enfant des nuits entières... La force que j'ai vu en elle m'a aidé à tenir le coup dans les moments les plus difficiles... Je me répétais que je vivais présentement son rêve de bercer ma fille doucement et ce, malgré la fatigue continuelle.   Ne serait-ce que pour ça, je me souviendrai toujours d'elle...

Les délais d'adoption internationale sont bien connus. Mais malgré tout ce temps, toute cette souffrance de l'attente, cette femme gardait le cap.  Elle bercerait sa Naomie un jour.  La chambre l'attendait, peinturée et prête.  Les jouets étaient forts probablement déjà achetés... Je vous jure que je n'ai jamais vu un regard s'illuminer autant à la vue d'un enfant, tel qu'il soit...

La vie aidant, j'ai perdu de vue durant quelques années cette femme extraordinaire.  Ce n'est que dernièrement que j'ai eu des nouvelles...

Si vous suivez un peu la politique internationale, la Chine garde maintenant "ses filles" dont elle voulait se débarrasser depuis toujours, étant le sexe faible... Il est donc extrêmement difficile, encore plus qu'avant, d'adopter dans ce pays.  Ils se sont rendus compte que démographiquement, il manque de sexe féminin! Changer de pays d'adoption? On repart les compteurs à zéro au niveau du délais... Ça faisait déjà 6 ou 7 ans qu'ils attendaient leur petite fille de la Chine... Cette femme extraordinaire n'est pas à l'abri du temps et elle a pris en âge, ainsi que son conjoint... Ils ont du se résigner, après moultes discussions difficiles, d'abandonner leur rêve...

Alors les philosophes en herbe, on fait quoi pour la poursuite de son rêve??? N'est-ce pas une des situations les plus terre à terre? Comment on applique cette belle phrase abstraite maintenant?  Quel contrôle a-t-on sur ce genre de situation?

À chaque fois que je chicane ma fille et que je me sens coupable (donc souvent!), cette femme extraordinaire me revient en tête.  À chaque fois que je me pose la question "à quoi j'ai pensé de procréer" parce que je suis impatiente ou tout simplement humaine, je me souviens d'elle.  Ça me réconcilie un peu avec la vie...

À chaque fois que je vois une mère indigne avec son enfant (il y en a tant, il n'y a qu'à voir les compilations des pires parents sur internet en photos - des femmes en lingerie avec l'enfant en arrière-plan ou avec des dildos par exemple...) ça me lève le coeur de penser que la vie n'a pas donné ce même enfant à cette femme extraordinaire.  Ou ces mères qui font des bébés à la chaîne parce que c'est "payant" pour les allocations familiales... J'ai réellement une envie de vomir.

Ce que la vie peut être injuste et cruelle me dis-je...

Elle a du faire un deuil de son rêve.  Elle a du faire un deuil de son enfant.  Elle a du faire un deuil de son rôle de mère.  Elle a du faire un deuil d'une vie de famille au lieu d'une vie de couple.  Elle a du faire un deuil d'aller chercher son enfant dans son lit le matin qui crie "maman".  Vous vous rendez compte?  Et on continue de lire des phrases du type "n'abandonne pas ton rêve"?  Mais on fait quoi quand c'est le rêve qui nous abandonne?

C'est une leçon de vie que je reçois avec cette histoire.  C'est bien beau de rêver, certes, mais encore faut-il que la vie brasse les cartes et enligne les planètes pour que le tout se concrétise...

Ce sont ceux qui n'ont jamais connu le deuil, le vrai, celui qui nous coupe les ailes qui répéteront ces phrases vides de sens.  Car pour passer au travers du deuil, il faut justement lâcher prise et se résigner à abandonner.

La Frustrée

P.S: À toi, grande femme, qui j'espère me lit et se reconnaîtra, sache que je t'ai inclus souvent dans mes prières.  Ta grandeur est inspirante.    

vendredi 3 janvier 2014

Le palmarès de l'année qui termine et qui débute!

Pour débuter 2014 en force, j'ai décidé de faire un palmarès de choses à faire et à ne plus faire. Je ne dissocierai pas ce qui doit être fait en 2014 ou ne plus être fait venant de 2013. Je vous laisse le soin de juger ;)

Règle #1 - Dire les choses telles qu'elles sont:

C'est de plus en plus en vogue de ne plus dire les choses telles qu'elles sont. Maintenant un chat ce n'est plus un chat mais bien un mammifère à 4 pattes de type félin avec une queue et du poil. Hey!!! C'est un chat ok? Donc quelqu'un qui parle dans le dos de quelqu'un d'autre, c'est un hypocrite - pas quelqu'un qui sait user de diplomatie! Quelqu'un qui est gros... bin il est gros!!! Il n'a pas de problèmes de glandes (soupir...). Quelqu'un qui crie dans un centre d'achat avec une voix nasillarde une phrase du type "DEREK VIENT ICITTE CALI**" est clairement une "pas de classe" BS... Ce n'est pas une personne ayant des capacités sociales et éducationnelles réduites. On se comprend gang?

Règle #2 - Les statuts flous sur Facebook, Twitter ou tout autre réseau :

On en a beaucoup parlé, on en parle encore beaucoup mais paraît-il qu'on n'en parle pas encore assez parce que je continue d'en voir! "Julie Chouinard - totalement exaspérée" (avec l'émoticon approprié bien sur...) Ouin pis??? On s'en tape!!! Explique-moi la cause, ça va me faire plaisir d'être empathique mais sinon, tu peux tu SVP prendre la clé miniature et différente sur ton porte-clés, la glisser dans la serrure qui sert à rien en forme de coeur et l'écrire DANS TON PUTAIN DE JOURNAL ou encore le garder pour OPRAH SVP??? Pis gang, arrêtez de demander "qu'est-ce qui se passe?" ou encore "???"... Moi en 2014, j'écris STATUT FLOU en majuscule chaque fois que j'en lis un!!!

Règle #3 - Veuillez SVP laver votre linge sale en famille, à la buanderie, dans le salle de lavage mais pas devant le monde:

Y a-t-il quelque chose de plus "malaisant" que ça??? Tu t'en vas chez des amis, un frère, une tante, un cousin pis ça fini par se lancer des pointes, ça se pique et ça se chicane presque devant le monde! HEY! J'ai assez de mes problèmes sans me faire écoeurer par les tiens!!! Si je vais chez toi ou si nous effectuons une activité ensemble, il y a de bonnes chances pour que je veuille me changer les idées hein! Être spectatrice d'une séance de mauvais mots, c'est comme pas mon genre de soirée idéale! Donc, gardez ça pour vous! Et même chose sur les réseaux sociaux! On exploite pas assez la fonction "envoyer un message en PRIVÉE". Et pour en avoir vu plusieurs situations de ce genre, je vous dirais que pour la majorité des cas, elles nécessitent une aide extérieure dite de conciliation selon mon jugement. Votre programme d'aide aux employés devraient couvrir - sinon, vous n'avez pas une bonne gamme d'avantages sociaux et je vous prie de venir me voir ;).

Règle #4 - Quand on n'a rien de bon à dire sur quelqu'un, on se tait:

Est-ce que j'ai vraiment besoin d'élaborer sur celle-là? TA YEULE!!!

Règle #5 - ** Attention facteur de haute frustration** Les gens trop empathiques, trop compréhensifs, trop démonstratifs et surtout trop expressifs de leurs visage; CESSEZ CES COMPORTEMENTS!!!

Non mais vous en connaissez des de même c'est sur!!! Vous en êtes peut-être vous-mêmes. Si vous parlez comme un travailleur social sur l'acide avec trop d'écoute active, c'est de vous dont je parle! Si vous parlez comme si votre auditoire avait 3 ans d'âge mentale, c'est de vous dont je parle! Si vous parlez en plissant les yeux presque de façon humide, serrant les lèvres d'une façon presque gênée en penchant la tête sur le côté et si vous dites "onnnnnnnnnn" très très souvent lorsque l'on vous raconte quelque chose, C'EST CLAIREMENT DE VOUS DONT JE PARLE!!! Il est assurément impossible d'arriver systématiquement à se mettre à la place de quelqu'un d'autre, de le comprendre comme si ça nous arrivait, de démontrer une empathie complète et sincère dans toutes les situations et avec toutes personnes; tous liens confondus. VOUS ÊTES QU'ARTIFICIELS!!! Point barre. S'il y avait tant de VRAIE compréhension, on passerait pas notre temps à se taper sur la gueule et à se polariser dans nos opinions au moindre débat de société. Tout le monde sait qu'en 2014, nous sommes individualistes à souhait ainsi que centrés sur nous-mêmes - donc respectez donc la règle 1 minimalement et vous n'aurez pas besoin de vous faire décrire dans la règle 5!!!

Règle #6 - Porter des "V-NECK":

Il était temps qu'on arrive aux vraies affaires!!! Premièrement messieurs, c'est très laid des v-neck - tenez-vous le pour dit. Mais pour ceux qui me diront "bin non Julie, c'est beau des v-neck" je vous répondrai: "c'est associé aux douche-bags, donc on peux-tu se foutre du look et juste pas s'associer à ça?!". Poil, pas poil, grand V, petit V, C'EST LAID!!! Et je vais étendre cette règle à un peu plus: tout chandail jaune, polo avec le collet qui retrousse (tsé là le petit bout qui revient sois par en dedans, sois par en dehors!!! Bref, tu le laves une fois pis tu le reportes pu jamais!!!), tout soulier avec le devant plate-forme et le talon aiguille en arrière (communément appelé le "soulier de danseuse") qui généralement nous fait marcher comme des imbéciles les filles; C'EST À PROSCRIRE! Un miroir, avez-vous ça chez vous? C'est super pratique, ça nous permet de pas avoir l'air de CRIS** de folles avant de quitter la maison (vous pouvez également le mettre au masculin...). Ou ce sont les yeux qui font défauts? J'ai une cristie de bonne optométriste si vous voulez...

Règle #7 - Porter des pantalons tailles basses:

Habituellement, ça vient avec le gars de la règle 6. Si vous portez des pantalons et que vous avez des résidus de graisses qui sortent de votre tour de taille (ça l'air d'un gros capuchon de muffin!!!) et ce même si vous n'êtes pas assise, il faudrait peut-être prendre un point plus grand ou alors, changer littéralement de style de pantalons. Je mets encore plus d'emphase si on voit votre craque de fesses... Écoutez, c'est la base que le pantalon couvre la peau. Moi je pense qu'il faut de plus en plus revenir aux bases dans notre société (soupir...). C'est pas parce que c'est la mode, que tout le monde en porte ou qu'on aime nous-mêmes les porter que ça fait nécessairement bien hein!? De toute façon, c'est tellement 2011 de porter des pantalons tailles basses! Et je dirais que les mêmes règles s'appliquent pour les "skinny"... Si t'es pas "skinny", t'en porte pas. C'est tu clair?

Règle #8 - Les teintures blondes:

J'avais envie de parler de grands enjeux de société donc je ne pouvais pas passer à côté... BLOND C'EST PAS JAUNE!!! Mon Dieu les filles, qu'est-ce qui nous arrive??? Combien de fois je peux voir des filles aux cheveux jaunes! Premièrement, le blond, faut que tu sois minimalement pâle ou déjà un peu blonde pour le porter sinon ça aura TOUJOURS l'air artificiel. Aucun bleach, aucune teinture de pharmacie ne sont tolérés pour le blond! On va dans un salon, voir une coloriste - point barre. Et j'ajoute également que toutes repousses de plus de 1 centimètre, toutes mèches blondes dans des cheveux foncés ainsi que tout fondu avec des couleurs qui ne s'harmonisent pas l'une dans l'autre - c'est à proscrire. Un fondu, dans sa définition doit faire en sorte que les couleurs fondent l'une en l'autre (une couleur sur le dessus, une autre dans le bas) mais pas qu'elles se contrastent!!! Si vous recherchez des filles qui ont des têtes comme je le décris, elles ont habituellement les talons dont je parlais à la règle 5, un manteau "baby phat" ou un manteau ayant toute forme de marque inscrite en lettres attachées de style calligraphie (avouez que vous savez EXACTEMENT ce dont je parle!) ;)

Règle #9 - La phrase "j'ai le droit":

e.................. ton droit individuel se termine là où les droits collectifs commencent. C'est tu pas beau ça? Donc, t'as tous les droits, même celui de me faire chier en le disant. À l'inverse, tous les droits que tu prends, je peux les prendre moi-même. On n'a pas fini hein? Mais elle devient assassine cette phrase lorsqu'on ajoute "J'ai le droit, c'est mon opinion". NON, NON, NON ET NON!!! C'est pas parce que c'est ton opinion que ça te donne un droit!!! Premièrement, en général, ton opinion tout le monde s'en fou (à part les gens qui te le font croire - voir règle 5) et j'ajouterai à ceci que t'as peut-être le droit, t'as ton opinion, MAIS ÇA T'APPARTIENT!!! En veux-tu encore beaucoup des bouts de phrases vides de sens? Construis-toi donc un argumentaire à la place - c'est trop évident que tu sors "ton droit" juste parce que t'es à court d'arguments. Pis tsé que la vie n'est pas QUE débat? Tu peux aussi juste te taire et prendre le tout avec un grain de sel au lieu de nous sortir que t'as le droit. Parce que t'as le droit de le dire, mais moi j'ai le droit de m'en taper :)

Règle #10 - Le droit à l'indignation:

Je déteste littéralement Denise Bombardier non pas pour le fond de ses propos mais bien pour la forme. Moi quelqu'un qui se donne un faux accent international avec aucun point ou de virgule dans ses phrases, ça m'énerve. Mais j'ai accroché sur une phrase qu'elle a déjà dite et que j'ai trouvé pleine de sens : "le droit à l'indignation se perd et moi je le revendique". Pour des causes liées directement à la règle #1, on ne s'indigne plus. C'est comme si les gens ont perdu leur discernement. Eh bien moi, J'AI LE DROIT de m'indigner (hihi!). Et non pas parce que c'est mon opinion, mais bien parce que quand ça n'a pas de bon sens, ça n'a pas de bon sens! Pis lâchez-moi avec vos histoires que ce qui ne fait pas de sens pour un, fait du sens pour l'autre... Hey on le sait que tout est relatif là. Mais sur le plancher des vaches, dans le vrai monde, ça marche pas comme ça! Donc indignez-vous chers amis, osez parler lorsque vous trouvez que quelque chose n'a pas de sens au lieu d'accepter (pas comme la mère de Derek SVP là...) et vous seriez surpris de voir comment les autres vont réagir. Les plus grandes guerres de ce monde se crées par dictature et par manque d'indignation du peuple. Pour moi, l'indignation est un facteur lié à la totale liberté. N'est-ce pas la valeur la plus revendiquée depuis que le monde est monde, la liberté?


Bonne Année 2014 mes amis. Aimez-vous! Amen!

La Frustrée

vendredi 6 décembre 2013

L'étrangère qui épie...

Bon... Ça faisait un petit bout que j'avais pas eu les nerfs à vifs comme ça! Il y a littéralement quelqu'un qui joue avec mon yoyo (expression de ma chère Mère!) ces temps-ci...

Ça fait un peu plus de 6 ou 7 mois que ça continue. Vous savez bien, le type de personne de qui on peut s'accommoder mais qui finie par être comme une roche dans un soulier. On a beau essayé de la tasser la foutue roche, elle finie toujours par revenir en dessous du talon et elle fait mal.

Au début, cette personne ne me faisait que quelques rares visites. Elle cognait à la porte, jamais invitée, jamais souhaitée. Tu ouvres, BANG! elle s'impose durant des heures. Même quand tu lui dis que tu veux aller te coucher, c'est à peine si elle ne te dit pas qu'elle va te suivre jusque dans ton lit... Je vous jure, elle a déjà essayé de me suivre jusque là! Vous connaissez de la visite comme ça? Le Temps des Fêtes approche...

Par la suite, je sentais toujours son regard sur moi... Un regard de glace, froid, presque méchant. Il y avait définitivement de la pitié et du dégoût dans ces regards. Mais vous me connaissez! Je m'en suis littéralement tapée et j'ai continué mon chemin sans me détourner.

Plus le temps passait, plus je sentais son emprise. Aucun mot d'échangé, seulement des impressions de me faire observer intensément... Mais bon, je suis au dessus de tout cela, vous le savez! Mais tout d'un coup, oui, elle se permettait de me juger!!! Sur toutes mes décisions, toutes mes idées, toutes mes actions - elle me jugeait. Parfois même, elle se foutait de ma gueule. Elle m'a même déjà envoyé paître quand je lui ai demandé d'arrêter. Malgré toute la gentillesse lors de mes demandes, elle est restée sur ses positions, elle n'arrêterait pas.

Durant quelques semaines, elle est partie!!! Je ne l'ai plus revue! Je m'attendais à la voir débarquer, parfois, lors de moments opportuns où elle semblait se présenter depuis quelques temps, mais rien! Le calme plat! Puisque ce n'est pas quelqu'un que j'affectionne, je n'avais aucun problème à ne plus la revoir. Même que, honnêtement, j'étais soulagée. Moi me faire harceler, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé (de toute façon je ne bois pas de thé!).

Mais lorsque je me suis dit que c'était fini pour de bon, qu'elle était juste venue me "zieuter" et que finalement, je n'étais pas si intéressante que ça, elle est revenue. Pendant qu'elle était partie ailleurs, elle avait même réussis à se faire des amis! Ne me demandez pas comment, elle est tellement désagréable comme personne, mais certains se contentent de peu j'imagine... Je n'avais pas juste elle à endurer dans mon entourage maintenant, mais toute sa gang! Elle a vu mon visage lorsqu'elle est revenue, elle a vu ma déception; bref elle a toujours su que je ne l'aimais pas et elle me le rendait bien.

Sauf que maintenant, elle est toujours présente. Partout où je me retourne, elle est là avec ses yeux méchants qui me rentrent dedans. À chaque fois qu'il se passe quelque chose, elle me remet au visage toutes mes actions, toutes mes erreurs. Elle adore mes erreurs d'ailleurs... Elle les comptabilise et lorsqu'elles sont assez nombreuses, elle me sacre une claque dans face et souhaite tellement que je tende l'autre joue! Maintenant le soir, elle n'essaie plus d'atteindre mon lit, elle m'attend dedans! Elle m'invite à passer une nuit en sa compagnie... mais elle reste au matin. Elle me regarde dormir et lorsqu'il est temps de se lever, elle me frappe au réveil avec sa mesquinerie et sa lâcheté. Elle me vole mon sourire, ma joie, ma patience (si peu soit-elle!) et mon bonheur. Maintenant, elle ne s'en cache plus. Elle m'a assez étudiée, elle sait comment faire... C'était donc pour ça qu'elle ne faisait que m'observer...

Pour la première fois, cette semaine, elle m'a parlé. J'en étais encore à lui demander de partir, de lui demander qui elle était, ce qu'elle me voulait et cette fois, j'ai eu une réponse. Elle m'a soufflé, d'une voix des plus cinglante:

"Ma chère Julie. Tu ne me connais que très peu, tu as eu beaucoup de chance. Mais j'ai maintenant décidé qu'on se rencontrerait et même que nous cohabiterions. Dans le passé, je t'ai parfois remarqué mais somme toute, je ne m'étais jamais arrêtée à toi... Je t'ai laissé tranquille. Mais maintenant, c'est terminé. Tu devras apprendre à vivre avec moi. Sais-tu pourquoi? Parce que j'en ai décidé ainsi. Tu n'as aucun mot à dire. Et lorsque tu souhaiteras le plus que je disparaisse, je serai deux fois plus présente. À chaque requête pour que je te quitte, je reviendrai et resterai encore plus longtemps. Je t'épierai dans tes bonnes et moins bonnes journées, j'enlèverai de la saveur à ce que tu goûtes, j'enlèverai de la couleur dans ta palette de joie de vivre, je resterai toujours tapie dans un coin prête à tout pour que ta journée soit plus dure, ta nuit moins douce. Tu ne seras jamais plus seule malgré que je ferai tout pour que la solitude s'imprègne dans ton mode de vie. Bref, je veillerai à ne jamais te quitter. Et si je te quitte, crois-moi, je reviendrai".

Pétrifiée et en larmes, je me suis réveillée, non pas parce que je dormais, mais parce que je me suis rendue compte de ce qui se produisait...

Mesdames et Messieurs, je vous présente la douleur.


La Frustrée

mardi 20 août 2013

Pour une rentrée savoureuse...!

Tout le monde sait que le mois de septembre, c'est la rentrée! La rentrée de quoi? Autrefois, dans mon jeune temps (...), bref en 1990 environ, c'était la rentrée scolaire. Maintenant, la rentrée est à toutes les sauces... La rentrée à la télévision, la rentrée au travail suite aux vacances, la rentrée des comptes de cartes de crédit suite aux vacances, alouette!

Pour que celle-ci soit belle (au sens propre et figuré) et agréable, j'ai décidé de produire une petite liste de choses à faire ou ne pas faire. Vous verrez que la liste couvre plusieurs panels généraux... Si le chapeau vous fait ou fait à quelqu'un de votre entourage, je vous prie d'en rire ;)

1. Mesdames, les bottes aux genoux c'est pas avant octobre - ça vient avec le petit "coat" d'automne.

2. Mesdames, les bottes de pluie, c'est laid.

3. Mesdames, on enlève les sandales vers la mi ou la fin septembre et on remplace par le talon haut fermé. Pas encore le temps des collants...

4. Mesdames, suite à l'affirmation ci-haut, ne pas oublier que le bas de nylon dans la sandale est interdit et ce PEU IMPORTE VOTRE TRANCHE D'ÂGE! (même celui qui est sans couture!!!)

5. Mesdames, vous voudrez trouver un homme pour hiberner. Il faut se mettre à la chasse suite à la saison printanière masculine qui s'est terminée. Ceci n'inclut PAS d'enlever des "couches" de linge puisqu'il fera de plus en plus frisquet (svp dénoter la subtilité...) et inclut de rallonger quelque peu les jupes (un tranchement d'urine est si vite arrivé!).

6. Mesdames, suite à votre chasse, quelques petites règles de base s'imposent:

a- Ne pas texter le prétendant le soir même de la "date" en revenant dans son auto - vous passerez dans la catérogie "no girlfriend material".

b- Malheureusement, il semble que la règle du 3 jours soit toujours en vogue. Veuillez la respecter.

c- L'endroit neutre est toujours de mise pour un rendez-vous. On pense tout de suite au restaurant ce qui est un excellent choix. Cependant, il y a des repas à ne pas manger lors d'une première "date": sushis (pas chic de se mettre un gros morceau dans la bouche), spaghetti (allo les taches!), hamburger (ça dégouline...), salade surtout la césar (un bout de salade dans une dent c'est pas cute, on a l'air de ne pas vouloir manger quand on la commande et la césar, c'est pour l'haleine!), frites incluant la poutine (e.... disons-le, les gaz!!!) ainsi que tout ce qui a des étages (ex: un club) et qui peut tomber et faire une tache de gras qui ne part pas sur nos vêtements (tsé là, celle qui part pas même avec le "Tide to go"). Bref, arrangez-vous pour aller dans un restaurant où on peut couper les aliments et surtout manger avec des ustensils (pas de doigts, pas de baguettes)!

d- On assume le fait qu'on est une femme, donc on se fait traiter comme une "lady". Point barre.

7. Messieurs, le délai acceptable pour répondre à un message texte, message vocal, tweet, email, message Facebook, est de 8 heures OU AVANT!!! Surtout au début d'une nouvelle fréquentation, maintenez la passion! J'insiste sur le "OU AVANT"!!!

8. Messieurs, c'est un total éteignoir de se faire lâcher des petites "craques" sexuelles - on les dénote mais on ne les commente pas. C'est peut-être un message? Et si la fille commente en riant ou en se lichant les lèvres (!!!), SVP la référer à la ligne 6-d.

9. Messieurs, ceux en couple avec le siège d'enfants à l'arrière de votre auto, veuillez svp arrêter de faire du flirte de chasse. Veuillez, SVP, faire du flirte de loisir. Ceci inclut les regards, les sourires mais aucune autre action supplémentaire n'est permise. Le flirte de chasse est réservé pour les célibataires. Honnêtement, ça fait pathétique...

10. Messieurs, être en t-shirt quand il fait 10 degrés, c'est pas chic. Vous avez juste l'air trop pauvres pour vous acheter un manteau. Veuillez SVP vous munir d'une petite laine.

11. Messieurs, on arrête de mettre des shorts en même temps que les femmes arrêtent de porter des sandales.

12. Messieurs, le hockey recommence MAIS LES SÉRIES TÉLÉVISÉES AUSSI! CONSENSUS DANS LA MAISONNÉE SVP!!!

13. Messieurs, la saison du BBQ tirant à sa fin, si vous ne voulez pas cuisiner, on comprend et accepte... Toutefois, vous aurez l'obligation d'une "sortie restaurant" par semaine. C'est pas vrai qu'on va recommencer à faire TOUS les repas parce que vous rangez votre seul ustensil de cuisson!!! C'est fini ce temps là!!!

14. Mesdames, on range peut-être le costume de bain mais on va bientôt sortir la robe noire pour les partys (eh oui, décembre arrive si vite). Personne ne souhaite faire une cure liquide 10 jours avant la date du party pour être sure de rentrer dedans - tenez-vous le pour dit.

15. Mesdames et messieurs, profitez des jours de pluie pour vous retrouver dans votre intimité : ça coûte rien (de toute façon, on n'a plus de place sur les cartes à cause des vacances!) et vous aurez moins le cafard lors du mois de novembre (mois du cafard universel!!!). Résultat: vous allez moins nous taper sur les nerfs.


Bonne rentrée! :)

La Frustrée

dimanche 26 mai 2013

Reconnaissance... Me reconnais-tu?

Il y a une nouvelle venue...

Celle-là, je l'aime plus ou moins... En fait, je ne l'aime pas.

Je vous entends dans mon oreille : "Julie, sur quoi te bases-tu pour te faire ton opinion? As-tu réellement pris le temps de la connaître? Tu as le jugement tellement facile parfois (lire souvent...)".

Ah arrêtez donc! On se met pas à "aimer plus ou moins" pour aucune raison. Je n'ai peut-être pas pris le temps de la connaître parce qu'elle non plus ne prend pas le temps de me connaître? Non? Celui qui le dit c'est celui qui l'est!!!

"Oui mais Julie, ne penses-tu pas qu'elle n'ose peut-être pas t'approcher?"

Je veux bien, mais on fait quoi si j'ai le même réflexe? On ne s'approche pas, on se regarde, on n'ose pas? C'est du n'importe quoi!

"Alors fais les premiers pas, ma Julie. C'est facile pour toi de toute façon, t'as pas la réputation d'être gênée; donc facilite la situation et fais-le!"

Ah parce que j'ai pas essayé peut-être? Chaque fois que je me rapproche d'elle, elle me regarde, me souris, me séduis même! et fous le camp en se payant ma tête! J'ai l'impression de vivre du "bullying" à 31 ans! Un peu vieille pour aller voir sa directrice d'école. De toute façon, même si j'avais 8 ans, elle ne ferait rien... J'ai dis ça? Je m'égare...

En plus, elle est super populaire; ça ne m'aide pas à l'aimer... Tout le monde la veut, la désire, la demande, la redemande, la supplie, l'espère, la souhaite, la quémande même parfois! Moi faire de l'à-plat-ventrisme pour tirer sur la couverte, avoir mon petit bout, ça ne me ressemble pas. Même si parfois, de toutes petites fois, elle sait me séduire dans un moment de détresse (...) et je me mets à jouer sa "game"... Je me fais prendre au jeu et moi aussi j'y vais de courbettes pour qu'elle s'intéresse à moi. Malheureusement, elle donne de l'attention pour une si courte durée que ça ne comble jamais le vide qu'elle laisse lorsqu'elle quitte. Aucun retour de balancier, aucune justice, aucun équilibre. Le Yin et le quoi déjà? Et la bonne nouvelle? J'ai le chic de ne pas faire de courbettes trop longtemps; je me fatigue vite!

En résumant bien la situation, le dicton "l'essayer c'est l'adopter" est l'adage parfait pour elle. Une fois qu'on y goûte, bonne chance pour s'en passer par la suite. Moi j'ai essayé... Ça se fait, oui oui, mais elle sait que tu as besoin d'elle minimalement à quelques reprises dans des périodes charnières. Et comme tu ne l'as pas vu depuis longtemps, quand elle revient, tu ne sais plus comment manoeuvrer à ses côtés. Tu veux faire ton indépendante mais elle s'offre si rarement que tu ne veux pas passer à côté; c'est à ton tour d'avoir son attention non? Mais si tu lui montres trop que tu l'attendais, elle ne reviendra pas avant longtemps. C'est comme ça: tu la veux, elle n'est pas là - tu ne l'attends pas, elle se montre sous son meilleur jour.

Le pire, c'est quand elle fait semblant de ne pas te voir ou ne daigne même pas te faire un signe de vie. Juste te montrer que tu existes encore, qu'elle est bien occupée mais qu'elle ne t'as pas oubliée. Qu'elle sait que ton tour viendra mais surtout que ton nom est bien sur la liste des putains de tours!!! Mais si tu fais des simagrées pour qu'elle te voit, désolée mais c'est encore pire. Elle jubilera de ne t'accorder aucun regard.

Elle a tant d'influence et est si puissante, qu'elle dicte les comportements de tous et chacun. Elle indique comment traiter les uns des autres; les perdants des gagnants. Elle manque parfois de justice et même de justesse puisqu'elle est souvent menée par l'émotion, l'appréciation, le jugement et l'impartialité. Tout beigne quand ces qualités sont présentes mais ça se complique lorsqu'elles sont manquantes.

C'est une chipie qui adore le pouvoir; elle s'y colle et accepte d'être offerte souvent que par quelqu'un qui en détient. Elle sait qu'elle prend toute son importance lorsqu'elle est véhiculée par une telle personne. Elle peut avoir de l'influence en d'autres circonstances mais plus souvent qu'autrement elle s'aveugle avec le pouvoir. Elle devient, lorsqu'elle est poussée à l'extrême, opportuniste et sélective. Bref, elle suit sa propre ligne directrice et comme tout le monde l'aime, le "qui m'aiment me suivent" prend tout son sens pour elle. D'ailleurs et bien évidemment, elle adore les suiveurs.

Et moi, qui est là, à la décrire, la médire, l'haïr en souhaitant pourtant qu'elle se laisse chérir.

Je n'ai pas et n'aurai jamais les qualités de base que tu recherches pour que tu veuilles de moi. Je suis trop hors normes pour ça. Mais ne vois-tu pas, que j'ai tout autant besoin que tu me tendes les bras?

Reconnaissance, je te reconnais. Et toi, me reconnais-tu?

La Frustrée