Il y a une nouvelle venue...
Celle-là, je l'aime plus ou moins... En fait, je ne l'aime pas.
Je vous entends dans mon oreille : "Julie, sur quoi te bases-tu pour te faire ton opinion? As-tu réellement pris le temps de la connaître? Tu as le jugement tellement facile parfois (lire souvent...)".
Ah arrêtez donc! On se met pas à "aimer plus ou moins" pour aucune raison. Je n'ai peut-être pas pris le temps de la connaître parce qu'elle non plus ne prend pas le temps de me connaître? Non? Celui qui le dit c'est celui qui l'est!!!
"Oui mais Julie, ne penses-tu pas qu'elle n'ose peut-être pas t'approcher?"
Je veux bien, mais on fait quoi si j'ai le même réflexe? On ne s'approche pas, on se regarde, on n'ose pas? C'est du n'importe quoi!
"Alors fais les premiers pas, ma Julie. C'est facile pour toi de toute façon, t'as pas la réputation d'être gênée; donc facilite la situation et fais-le!"
Ah parce que j'ai pas essayé peut-être? Chaque fois que je me rapproche d'elle, elle me regarde, me souris, me séduis même! et fous le camp en se payant ma tête! J'ai l'impression de vivre du "bullying" à 31 ans! Un peu vieille pour aller voir sa directrice d'école. De toute façon, même si j'avais 8 ans, elle ne ferait rien... J'ai dis ça? Je m'égare...
En plus, elle est super populaire; ça ne m'aide pas à l'aimer... Tout le monde la veut, la désire, la demande, la redemande, la supplie, l'espère, la souhaite, la quémande même parfois! Moi faire de l'à-plat-ventrisme pour tirer sur la couverte, avoir mon petit bout, ça ne me ressemble pas. Même si parfois, de toutes petites fois, elle sait me séduire dans un moment de détresse (...) et je me mets à jouer sa "game"... Je me fais prendre au jeu et moi aussi j'y vais de courbettes pour qu'elle s'intéresse à moi. Malheureusement, elle donne de l'attention pour une si courte durée que ça ne comble jamais le vide qu'elle laisse lorsqu'elle quitte. Aucun retour de balancier, aucune justice, aucun équilibre. Le Yin et le quoi déjà? Et la bonne nouvelle? J'ai le chic de ne pas faire de courbettes trop longtemps; je me fatigue vite!
En résumant bien la situation, le dicton "l'essayer c'est l'adopter" est l'adage parfait pour elle. Une fois qu'on y goûte, bonne chance pour s'en passer par la suite. Moi j'ai essayé... Ça se fait, oui oui, mais elle sait que tu as besoin d'elle minimalement à quelques reprises dans des périodes charnières. Et comme tu ne l'as pas vu depuis longtemps, quand elle revient, tu ne sais plus comment manoeuvrer à ses côtés. Tu veux faire ton indépendante mais elle s'offre si rarement que tu ne veux pas passer à côté; c'est à ton tour d'avoir son attention non? Mais si tu lui montres trop que tu l'attendais, elle ne reviendra pas avant longtemps. C'est comme ça: tu la veux, elle n'est pas là - tu ne l'attends pas, elle se montre sous son meilleur jour.
Le pire, c'est quand elle fait semblant de ne pas te voir ou ne daigne même pas te faire un signe de vie. Juste te montrer que tu existes encore, qu'elle est bien occupée mais qu'elle ne t'as pas oubliée. Qu'elle sait que ton tour viendra mais surtout que ton nom est bien sur la liste des putains de tours!!! Mais si tu fais des simagrées pour qu'elle te voit, désolée mais c'est encore pire. Elle jubilera de ne t'accorder aucun regard.
Elle a tant d'influence et est si puissante, qu'elle dicte les comportements de tous et chacun. Elle indique comment traiter les uns des autres; les perdants des gagnants. Elle manque parfois de justice et même de justesse puisqu'elle est souvent menée par l'émotion, l'appréciation, le jugement et l'impartialité. Tout beigne quand ces qualités sont présentes mais ça se complique lorsqu'elles sont manquantes.
C'est une chipie qui adore le pouvoir; elle s'y colle et accepte d'être offerte souvent que par quelqu'un qui en détient. Elle sait qu'elle prend toute son importance lorsqu'elle est véhiculée par une telle personne. Elle peut avoir de l'influence en d'autres circonstances mais plus souvent qu'autrement elle s'aveugle avec le pouvoir. Elle devient, lorsqu'elle est poussée à l'extrême, opportuniste et sélective. Bref, elle suit sa propre ligne directrice et comme tout le monde l'aime, le "qui m'aiment me suivent" prend tout son sens pour elle. D'ailleurs et bien évidemment, elle adore les suiveurs.
Et moi, qui est là, à la décrire, la médire, l'haïr en souhaitant pourtant qu'elle se laisse chérir.
Je n'ai pas et n'aurai jamais les qualités de base que tu recherches pour que tu veuilles de moi. Je suis trop hors normes pour ça. Mais ne vois-tu pas, que j'ai tout autant besoin que tu me tendes les bras?
Reconnaissance, je te reconnais. Et toi, me reconnais-tu?
La Frustrée
dimanche 26 mai 2013
dimanche 19 mai 2013
Contrôler l'incontrôlable - Talent pour le bonheur recherché!
Qui connaît des contrôlants?
Si je pose cette question devant un auditoire dans une salle pleine, invariablement, toutes les mains se lèveront... Même les deux mains de chaque personne se lèveront! On connaît tous des contrôlants... Souvent il ne suffit que de se connaître soi-même pour connaître un contrôlant... Voyons sa composition:
-Pas de sexe spécifique (Messieurs, le contrôle n'est pas réservé au féminin, vous êtes très actifs dans cette catégorie si je puis me permettre...)
-Pas d'odeur
-Pas d'amis ou si peu
-Pas d'égard
-Pas de sentiments ou si peu
-Aucune constance
Bon, une fois nommé et démystifié, on se dit "ouais bon, facile, je connais, je peux gérer si j'en rencontre un ou si j'en suis un..." Mais............ Pourquoi je ferais un billet si c'était SI facile?! ;)
Il y a une nouvelle race de contrôlants.... Moi en tout cas, j'en n'avais jamais réellement rencontré de ce type là... Les contrôlants de l'incontrôlable!
Je vous entends... Voyons Ju, tu peux pas contrôler l'incontrôlable! C'est contre nature! Si ça ne se contrôle pas, ça ne se contrôle pas! T'as beau essayer, ça ne marchera pas?! Eh bien je pensais comme vous jusqu'à tout récemment...
Je n'en suis pas encore à me poser la question de la source de cette nouvelle race... La pression de la performance est une piste mais je n'oserais jamais poser un diagnostic sans avoir "étudié" le sujet... Mais j'y reviendrai, mon processus est toujours long; vous le savez ;).
Présentement, j'en suis au constat... De plus en plus, ma génération veut contrôler ce qui ne se contrôle pas... Je ne parle pas de la température ou tout ce qui est lié aux verbes d'état (ex: il neige, il pleut) mais bien des situations liées à des tiers, des gens, des sentiments, alouette!
Rappelons que le contrôle ne peut se faire que sur soi-même ou sur un dominé. Et si vous êtes en recherche d'un dominé, honnêtement allez vous faire soigner, ça sent le psychopathe! Je dis ça de même...
Donc on recherche le contrôle parfait, qui entrera dans le petit moule qu'on a forgé dans notre tête depuis l'enfance, depuis notre capacité de rêver à une situation "meilleure". On veut plus, encore et toujours... C'est mal vouloir plus? Non! C'est mal de vouloir plus que ce que la vie m'apporte? Possiblement... Quand je lance une demande à l'univers (remplacer selon vos besoins "univers" par: vie, Dieu, Jésus, Messie, Allah, Jéhovah, Barack Obama...) et que l'univers s'exécute, est-ce bien de demander de façon supplémentaire que le tout se produise dans une parfaite harmonie dans notre vie pour que rien ne sois bousculé? Je veux "ÇA" mais aussi de "CETTE" façon avec "CES" impacts...
Tout est identifié! Tout est mesuré! L'attente est créée avant la demande; normal me direz-vous, mais l'attente est créée nonobstant le résultat de la demande initiale!!! On laisse aucune place au chum "spontanéité" de nous surprendre en plaçant la demande dans notre vie de façon aléatoire! Si ça rentre pas dans LE moule que j'ai forgé, je rejette. En rejetant, je rejette aussi la demande initiale ET la façon dont la vie à décidé de me surprendre pour me la présenter... Est-ce que c'est ça contrôler l'incontrôlable?
Quand la situation se présente sur quelque chose de tangible, mesurable, concret, je crois qu'on peut arriver à manœuvrer... L'incontrôlable est mouvance et on peut le mouler aux nouvelles données (ex: j'ai demandé une promotion pour janvier, je l'ai mais elle sera effective en juillet... Incontrôlable... Mais je peux négocier, donner ma démission, etc... Je moule l'incontrôlable...).
Le problème se pose lorsque nous ajoutons... Roulement de tambour... Tout ce qui sentiments, émotions, pensées, bref, le non-concret... Tsé le typique panel qui ne se contrôle pas?! Mais non, la nouvelle race n'a pas juste ça à faire prendre ce que la vie lui offre! Illustrons:
Ça fait 2 ans que tu veux te matcher (en passant, mon exemple est une fille!) et que tu fais des rencontres sans trouver... Toutes les filles savent qu'elles en parlent à la vie avant de se coucher... "Je sais pas pourquoi tu ne me donnes pas ma chance, je jure que je vais en prendre soin si tu me le donnes mon homme, qu'est-ce que j'ai de pas correct?" Et un jour, que ce soit en traversant la rue ou par blind date, tu rencontres l'homme parfait pour toi! Tu as du plaisir, c'est simple, il te fait rire, tu parles des heures durant sans jamais essouffler les sujets avec lui, bref début de fusion... C'est pas trop beau pour être vrai? Dans 5 ans est-ce qu'il sera pareil? Et là tu te demandes si son ex avec qui il a été depuis 6 ans, a-t-elle encore main mise dessus? Il l'avait demandé en fiançailles hein? Mais toi tu veux pas te marier, donc t'es peut-être pas faite pour lui?! Et si on ajoute la donne "enfants"? BASTA!
Non espèce d'idiote... T'es juste pas douée pour le bonheur... Non mais c'est tu un constat assez triste ça? En voulant contrôler l'incontrôlable, sois le passé d'une personne avec qui un futur pourrait naître, tu te sabotes toi-même... Qui peut savoir de quoi demain est fait? La vie n'a donc aucune chance de te surprendre? À quel moment tu as décidé consciemment de refuser le bonheur qui s'invite dans ta vie pour te prouver que ton rêve pouvait se réaliser? Est-ce au moment ou tu as cru que tu pouvais exiger de la vie qu'elle s'exécute comme TU le veux? Mais la vie n'en n'a rien à foutre du comment... Elle livre point. À toi de t'adapter! À toi de voir que tu méritais le cadeau qu'elle t'offre en s'exécutant de la façon qui lui plaît! Compose avec la surprise! Tu sais le petit sentiment que tu n'arrives pas à identifier et justement, à contrôler, c'est ça vibrer...
La vie donne des choix. Si tu choisis de rejeter, il y a des bonnes chances pour qu'elle te fasse attendre longtemps pour s'exécuter de nouveau... C'est peut-être de l'orgueil mal placé mais je réagirais pareil à la place de la vie... Non mais t'avais rien! Et là je te donne quelque chose et c'est pas encore assez parce que ce n'est pas présenté comme TU le souhaitais? J'ai presque le goût de te demander tu te prends pour qui... Pis en attendant, si j'étais la vie, je t'enverrais ma chum "urgence de vivre"... T'essaieras de la controler celle-là!!! Je mets un petit brun qu'elle aura le dessus sûr toi. Rendu à notre âge, elle débarque comme une vicieuse et prend toute la place... Elle t'oblige à t'ouvrir les yeux et à te rendre compte que le bonheur qui te fait défaut, c'est parce que t'as aucun talent pour le recevoir, le cultiver et l'apprécier... Et y'a rien de plus triste que d'être l'artisan de son propre malheur...
Donc si la vie t'envoie quelqu'un qui peut te montrer le bonheur vrai, accepte. Oui ça fait peur, mais tu vivras au lieu d'être en attente...
Sinon, tu mérites fondamentalement de te bercer seul à 80 ans...
La Frustrée
Si je pose cette question devant un auditoire dans une salle pleine, invariablement, toutes les mains se lèveront... Même les deux mains de chaque personne se lèveront! On connaît tous des contrôlants... Souvent il ne suffit que de se connaître soi-même pour connaître un contrôlant... Voyons sa composition:
-Pas de sexe spécifique (Messieurs, le contrôle n'est pas réservé au féminin, vous êtes très actifs dans cette catégorie si je puis me permettre...)
-Pas d'odeur
-Pas d'amis ou si peu
-Pas d'égard
-Pas de sentiments ou si peu
-Aucune constance
Bon, une fois nommé et démystifié, on se dit "ouais bon, facile, je connais, je peux gérer si j'en rencontre un ou si j'en suis un..." Mais............ Pourquoi je ferais un billet si c'était SI facile?! ;)
Il y a une nouvelle race de contrôlants.... Moi en tout cas, j'en n'avais jamais réellement rencontré de ce type là... Les contrôlants de l'incontrôlable!
Je vous entends... Voyons Ju, tu peux pas contrôler l'incontrôlable! C'est contre nature! Si ça ne se contrôle pas, ça ne se contrôle pas! T'as beau essayer, ça ne marchera pas?! Eh bien je pensais comme vous jusqu'à tout récemment...
Je n'en suis pas encore à me poser la question de la source de cette nouvelle race... La pression de la performance est une piste mais je n'oserais jamais poser un diagnostic sans avoir "étudié" le sujet... Mais j'y reviendrai, mon processus est toujours long; vous le savez ;).
Présentement, j'en suis au constat... De plus en plus, ma génération veut contrôler ce qui ne se contrôle pas... Je ne parle pas de la température ou tout ce qui est lié aux verbes d'état (ex: il neige, il pleut) mais bien des situations liées à des tiers, des gens, des sentiments, alouette!
Rappelons que le contrôle ne peut se faire que sur soi-même ou sur un dominé. Et si vous êtes en recherche d'un dominé, honnêtement allez vous faire soigner, ça sent le psychopathe! Je dis ça de même...
Donc on recherche le contrôle parfait, qui entrera dans le petit moule qu'on a forgé dans notre tête depuis l'enfance, depuis notre capacité de rêver à une situation "meilleure". On veut plus, encore et toujours... C'est mal vouloir plus? Non! C'est mal de vouloir plus que ce que la vie m'apporte? Possiblement... Quand je lance une demande à l'univers (remplacer selon vos besoins "univers" par: vie, Dieu, Jésus, Messie, Allah, Jéhovah, Barack Obama...) et que l'univers s'exécute, est-ce bien de demander de façon supplémentaire que le tout se produise dans une parfaite harmonie dans notre vie pour que rien ne sois bousculé? Je veux "ÇA" mais aussi de "CETTE" façon avec "CES" impacts...
Tout est identifié! Tout est mesuré! L'attente est créée avant la demande; normal me direz-vous, mais l'attente est créée nonobstant le résultat de la demande initiale!!! On laisse aucune place au chum "spontanéité" de nous surprendre en plaçant la demande dans notre vie de façon aléatoire! Si ça rentre pas dans LE moule que j'ai forgé, je rejette. En rejetant, je rejette aussi la demande initiale ET la façon dont la vie à décidé de me surprendre pour me la présenter... Est-ce que c'est ça contrôler l'incontrôlable?
Quand la situation se présente sur quelque chose de tangible, mesurable, concret, je crois qu'on peut arriver à manœuvrer... L'incontrôlable est mouvance et on peut le mouler aux nouvelles données (ex: j'ai demandé une promotion pour janvier, je l'ai mais elle sera effective en juillet... Incontrôlable... Mais je peux négocier, donner ma démission, etc... Je moule l'incontrôlable...).
Le problème se pose lorsque nous ajoutons... Roulement de tambour... Tout ce qui sentiments, émotions, pensées, bref, le non-concret... Tsé le typique panel qui ne se contrôle pas?! Mais non, la nouvelle race n'a pas juste ça à faire prendre ce que la vie lui offre! Illustrons:
Ça fait 2 ans que tu veux te matcher (en passant, mon exemple est une fille!) et que tu fais des rencontres sans trouver... Toutes les filles savent qu'elles en parlent à la vie avant de se coucher... "Je sais pas pourquoi tu ne me donnes pas ma chance, je jure que je vais en prendre soin si tu me le donnes mon homme, qu'est-ce que j'ai de pas correct?" Et un jour, que ce soit en traversant la rue ou par blind date, tu rencontres l'homme parfait pour toi! Tu as du plaisir, c'est simple, il te fait rire, tu parles des heures durant sans jamais essouffler les sujets avec lui, bref début de fusion... C'est pas trop beau pour être vrai? Dans 5 ans est-ce qu'il sera pareil? Et là tu te demandes si son ex avec qui il a été depuis 6 ans, a-t-elle encore main mise dessus? Il l'avait demandé en fiançailles hein? Mais toi tu veux pas te marier, donc t'es peut-être pas faite pour lui?! Et si on ajoute la donne "enfants"? BASTA!
Non espèce d'idiote... T'es juste pas douée pour le bonheur... Non mais c'est tu un constat assez triste ça? En voulant contrôler l'incontrôlable, sois le passé d'une personne avec qui un futur pourrait naître, tu te sabotes toi-même... Qui peut savoir de quoi demain est fait? La vie n'a donc aucune chance de te surprendre? À quel moment tu as décidé consciemment de refuser le bonheur qui s'invite dans ta vie pour te prouver que ton rêve pouvait se réaliser? Est-ce au moment ou tu as cru que tu pouvais exiger de la vie qu'elle s'exécute comme TU le veux? Mais la vie n'en n'a rien à foutre du comment... Elle livre point. À toi de t'adapter! À toi de voir que tu méritais le cadeau qu'elle t'offre en s'exécutant de la façon qui lui plaît! Compose avec la surprise! Tu sais le petit sentiment que tu n'arrives pas à identifier et justement, à contrôler, c'est ça vibrer...
La vie donne des choix. Si tu choisis de rejeter, il y a des bonnes chances pour qu'elle te fasse attendre longtemps pour s'exécuter de nouveau... C'est peut-être de l'orgueil mal placé mais je réagirais pareil à la place de la vie... Non mais t'avais rien! Et là je te donne quelque chose et c'est pas encore assez parce que ce n'est pas présenté comme TU le souhaitais? J'ai presque le goût de te demander tu te prends pour qui... Pis en attendant, si j'étais la vie, je t'enverrais ma chum "urgence de vivre"... T'essaieras de la controler celle-là!!! Je mets un petit brun qu'elle aura le dessus sûr toi. Rendu à notre âge, elle débarque comme une vicieuse et prend toute la place... Elle t'oblige à t'ouvrir les yeux et à te rendre compte que le bonheur qui te fait défaut, c'est parce que t'as aucun talent pour le recevoir, le cultiver et l'apprécier... Et y'a rien de plus triste que d'être l'artisan de son propre malheur...
Donc si la vie t'envoie quelqu'un qui peut te montrer le bonheur vrai, accepte. Oui ça fait peur, mais tu vivras au lieu d'être en attente...
Sinon, tu mérites fondamentalement de te bercer seul à 80 ans...
La Frustrée
dimanche 21 avril 2013
La résilience qu'ils disaient....!
Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'une histoire vraie...
J'avais une amie depuis plusieurs années... Elle m'a été fidèle, constante, présente et d'un support incomparable. Je l'aimais tendrement, faisant machinalement partie de moi; elle était moi comme j'étais elle. Une véritable codépendance intrinsèque, nécessaire, salutaire.
Vous savez ce que c'est... L'amour profond s'effrite, change, se perd, se retrouve, prend son temps, revient à la charge, s'éloigne pour mieux nous montrer qu'il n'est jamais acquis... C'est exactement ce qui s'est passé avec cette relation. Durant toutes ces années, tant de choses furent vécues en symbiose, en diapason mais voilà que mon amie s'éloigne... Elle me supporte lors de moments difficiles, mais elle est de moins en moins solide dans son abandon envers moi, dans sa quête de m'apporter son aide devant l'adversité, bref, elle lâche prise!
Je questionne, demandant pourquoi elle décide de me lâcher maintenant, dans une période aussi mouvementée d'une vie qui passe trop vite. Elle ne me répond rien, ne m'accorde aucune attention, aucune explication. Elle me regarde droit dans les yeux et son message est clair: "c'est terminé, c'est fini, on est arrivé au bout".
Un état de panique complet; je veux savoir pourquoi en le sachant déjà...
Cette amie est la pire garce de la terre. Elle se colle à toi, te donne confiance et estime de soi, te permet de croire que tu peux tout endurer car elle est là, elle veille. Tu lui fais confiance, si fort, dans l'absolu total que tu oublies trop vite que rien n'est immuable, que tout est changement... Tu te fies à elle comme un enfant se fie à sa mère, la sécurité absolue, la protection ultime... Mais voilà que du jour au lendemain, elle disparaît, pour ne faire place qu'à la désillusion. La désillusion, c'est sa nouvelle chum. Et elles se mettent à deux pour se payer ta gueule...
Vous voulez connaître le nom de mon amie? Cette amie qui risque de se pointer chez vous, si ce n'est déjà fait? Roulement de tambour: la résilience.
Si je ne me retenais pas, je dirais des gros mots... (e... depuis quand je me retiens!?) Mais qu'elle salope celle-là! Elle est fidèle tellement longtemps qu'elle semble être avec toi pour toujours jusqu'au jour où elle claque la porte en te montrant que tout ce que tu as bâtis avec elle n'était que du vent.
La résilience permet aux gens de se créer des "systèmes de survies" lors de situations difficiles qui deviendront par la suite des paramètres de leur évolution personnelle. Elle est d'abord une constatation: on peut se sortir de situations apparemment désespérées. Elle est un rappel de nos forces et nos faiblesses et nous permet de continuer d'avancer dans l'adversité. Elle porte le dynamisme et transmet un message paradoxal: on ne peut pas toujours faire l’économie de la souffrance et c’est parfois après une telle démarche souffrante qu’on peut actualiser des forces demeurées jusqu’alors latentes et inconnues.
Vous voyez comme elle est importante cette lâcheuse de fausse-amie? Elle permet de se dire "ok lâche pas, prends-en encore, t'es capable - ça fait mal mais c'est pour que ça aille mieux". On fait quoi quand elle quitte? On fait quoi quand elle demeure introuvable?
On se met chum avec l'abandon. De toute façon, ce nouveau venu se pointe avant même que l'invitation ne soit lancée. Quand tu le vois, tu le reconnais. Il attendait, pendant toutes ces années, que la résilience finisse son oeuvre en te bourrant d'illusions. Ensuite, aussitôt que la trahison a lieu, que la résilience déguerpis en prenant ses jambes à son cou, l'abandon se pointe en te faisant miroiter une petite fête privée avec sa maîtresse: le changement.
Par contre, l'abandon prend son temps en te courtisant, il sait que tu es fragile. Il sait que tu peux rappeler la résilience de toute ta voix et ton âme et qu'elle pourrait revenir; elle est tellement agace la résilience... Donc, l'abandon s'installe progressivement en faisant le vide de tout sentiment d'espoir. Il te montre une réalité refusée, refoulée depuis longtemps. Ensuite, il décide de te faire rencontrer le changement... Mais le changement se tient en gang avec la peur... Alors l'abandon s'occupe de te montrer le changement sous son meilleur jour, en te convaincant de prendre la décision qui fera en sorte que la peur sera un catalyseur pour arriver à une relation fusionnelle avec le changement...
Voyez-vous ce que ça produit comme réaction en chaîne? Et ça se fait comme ça, en claquant des doigts!
Mon amie me manque terriblement... Elle me procurait une stabilité constante, une sécurité totale et une absence de culpabilité. C'est maintenant qu'elle est partie que je me rends compte qu'elle était si importante. C'est toujours lorsque l'on perd quelque chose qu'on se rend compte de son importance.
Je sais qu'elle va sûrement revenir, sous un autre visage. Elle viendra me surprendre dans une situation où je ne m'y attendrai pas. Et je sais qu'elle sera de bons conseils; à prime à bord c'était une excellente conseillère, je vous le dis.
Sachez chers amis que la résilience n'est pas dupe. Prenez-en soins car on se lève un jour en se rendant compte qu'elle est disparue. Et on la cherche si fort! Mais elle n'est plus... Et voilà que s'amène l'abandon... Qui ouvre la porte au changement en installant la peur...
Et le maître de tout ça? Qui a provoqué cet abandon? Dois-je aussi me mettre chum avec la culpabilité?
Mais non... C'est le temps, bien sur, le maître suprême.
Vous ai-je déjà parlé de ce salaud?
La Frustrée
J'avais une amie depuis plusieurs années... Elle m'a été fidèle, constante, présente et d'un support incomparable. Je l'aimais tendrement, faisant machinalement partie de moi; elle était moi comme j'étais elle. Une véritable codépendance intrinsèque, nécessaire, salutaire.
Vous savez ce que c'est... L'amour profond s'effrite, change, se perd, se retrouve, prend son temps, revient à la charge, s'éloigne pour mieux nous montrer qu'il n'est jamais acquis... C'est exactement ce qui s'est passé avec cette relation. Durant toutes ces années, tant de choses furent vécues en symbiose, en diapason mais voilà que mon amie s'éloigne... Elle me supporte lors de moments difficiles, mais elle est de moins en moins solide dans son abandon envers moi, dans sa quête de m'apporter son aide devant l'adversité, bref, elle lâche prise!
Je questionne, demandant pourquoi elle décide de me lâcher maintenant, dans une période aussi mouvementée d'une vie qui passe trop vite. Elle ne me répond rien, ne m'accorde aucune attention, aucune explication. Elle me regarde droit dans les yeux et son message est clair: "c'est terminé, c'est fini, on est arrivé au bout".
Un état de panique complet; je veux savoir pourquoi en le sachant déjà...
Cette amie est la pire garce de la terre. Elle se colle à toi, te donne confiance et estime de soi, te permet de croire que tu peux tout endurer car elle est là, elle veille. Tu lui fais confiance, si fort, dans l'absolu total que tu oublies trop vite que rien n'est immuable, que tout est changement... Tu te fies à elle comme un enfant se fie à sa mère, la sécurité absolue, la protection ultime... Mais voilà que du jour au lendemain, elle disparaît, pour ne faire place qu'à la désillusion. La désillusion, c'est sa nouvelle chum. Et elles se mettent à deux pour se payer ta gueule...
Vous voulez connaître le nom de mon amie? Cette amie qui risque de se pointer chez vous, si ce n'est déjà fait? Roulement de tambour: la résilience.
Si je ne me retenais pas, je dirais des gros mots... (e... depuis quand je me retiens!?) Mais qu'elle salope celle-là! Elle est fidèle tellement longtemps qu'elle semble être avec toi pour toujours jusqu'au jour où elle claque la porte en te montrant que tout ce que tu as bâtis avec elle n'était que du vent.
La résilience permet aux gens de se créer des "systèmes de survies" lors de situations difficiles qui deviendront par la suite des paramètres de leur évolution personnelle. Elle est d'abord une constatation: on peut se sortir de situations apparemment désespérées. Elle est un rappel de nos forces et nos faiblesses et nous permet de continuer d'avancer dans l'adversité. Elle porte le dynamisme et transmet un message paradoxal: on ne peut pas toujours faire l’économie de la souffrance et c’est parfois après une telle démarche souffrante qu’on peut actualiser des forces demeurées jusqu’alors latentes et inconnues.
Vous voyez comme elle est importante cette lâcheuse de fausse-amie? Elle permet de se dire "ok lâche pas, prends-en encore, t'es capable - ça fait mal mais c'est pour que ça aille mieux". On fait quoi quand elle quitte? On fait quoi quand elle demeure introuvable?
On se met chum avec l'abandon. De toute façon, ce nouveau venu se pointe avant même que l'invitation ne soit lancée. Quand tu le vois, tu le reconnais. Il attendait, pendant toutes ces années, que la résilience finisse son oeuvre en te bourrant d'illusions. Ensuite, aussitôt que la trahison a lieu, que la résilience déguerpis en prenant ses jambes à son cou, l'abandon se pointe en te faisant miroiter une petite fête privée avec sa maîtresse: le changement.
Par contre, l'abandon prend son temps en te courtisant, il sait que tu es fragile. Il sait que tu peux rappeler la résilience de toute ta voix et ton âme et qu'elle pourrait revenir; elle est tellement agace la résilience... Donc, l'abandon s'installe progressivement en faisant le vide de tout sentiment d'espoir. Il te montre une réalité refusée, refoulée depuis longtemps. Ensuite, il décide de te faire rencontrer le changement... Mais le changement se tient en gang avec la peur... Alors l'abandon s'occupe de te montrer le changement sous son meilleur jour, en te convaincant de prendre la décision qui fera en sorte que la peur sera un catalyseur pour arriver à une relation fusionnelle avec le changement...
Voyez-vous ce que ça produit comme réaction en chaîne? Et ça se fait comme ça, en claquant des doigts!
Mon amie me manque terriblement... Elle me procurait une stabilité constante, une sécurité totale et une absence de culpabilité. C'est maintenant qu'elle est partie que je me rends compte qu'elle était si importante. C'est toujours lorsque l'on perd quelque chose qu'on se rend compte de son importance.
Je sais qu'elle va sûrement revenir, sous un autre visage. Elle viendra me surprendre dans une situation où je ne m'y attendrai pas. Et je sais qu'elle sera de bons conseils; à prime à bord c'était une excellente conseillère, je vous le dis.
Sachez chers amis que la résilience n'est pas dupe. Prenez-en soins car on se lève un jour en se rendant compte qu'elle est disparue. Et on la cherche si fort! Mais elle n'est plus... Et voilà que s'amène l'abandon... Qui ouvre la porte au changement en installant la peur...
Et le maître de tout ça? Qui a provoqué cet abandon? Dois-je aussi me mettre chum avec la culpabilité?
Mais non... C'est le temps, bien sur, le maître suprême.
Vous ai-je déjà parlé de ce salaud?
La Frustrée
lundi 18 février 2013
Imputabilité, quand tu ne nous tiens pas!
Auditoire, gens de l'académie, membres du jury, papa, maman, ma coiffeuse, mon chat, Dieu ainsi que son fils Jésus-Christ (j'inclus toutes formes de "dieux" nommés, tels qu'ils soient, avec image ou non, avec sexe ou non, avec croyances ou non, j'utilise cette référence par cause de mon éducation judéo-chrétienne - ne me lancez pas de roches!!!): bienvenues! Aujourd'hui le thème portera sur l'imputabilité...
Étant formatrice de formation (ee.. ç'a l'air d'un pléonasme mais ce n'en n'est pas un...!) je vais me servir de mes talents de pédagogue pour vous "copier-coller" le dictionnaire des synonymes (ne riez pas, vous seriez surpris d'à quel point "talent de pédagogue" et "faire un copier-coller" sont souvent intimement liés... gens qui double-cliquent sur un icône internet ou une adresse web - je vous vise!):
"Imputabilité: nom masculin singulier : implication, imputation, responsabilité"
Bon, assez de base me direz-vous... Mais j'ajouterais cette définition du point de vue pénal:
"L'imputabilité est une notion juridique qui exprime la possibilité de faire appliquer quelque chose à quelqu'un d'autre ou à quelque chose d'autre.""
Constat: les gens connaissent mieux le point de vue de la notion juridique que la définition en elle-même.
Car la notion juridique, lorsque sortie de son contexte et lue à l'état brut contredit la définition propre du mot... Tant de contradictions et de questions et si peu de réponses... Socrate, où es-tu quand j'ai besoin de toi?
Bref, j'ai remarqué que dernièrement, les gens de mon entourage ont tendance à se servir de la deuxième définition pour faire fit de la définition elle-même... Traduction: je ne suis pas responsable de ce que je viens de faire, de dire,de transmettre, de faxer, de texter, d'emailer, de faire-parrer (ouf... j'ai mal là... le mot "faire-part" transformé en verbe... svp soulignons l'effort!). Je me sers du "ricochet" et je fais porter le blâme à un tiers.
Coudonc, suis-je la seule qui travaille dans une entreprise où l'imputabilité fait même partie du code de conduite? Je veux dire, suis-je la seule qui connaît la réelle notion d'imputabilité, la définition, et qui la respecte? Je capote (pas le préservatif!) de constater qu'il est si facile de se défiler... Vous n'avez pas peur que ça vous rebondisse dans le visage quand la vérité sortira? C'est pas moi qui va vous donner le scoop que la vérité finie toujours par se savoir?! Si oui, donnez mon numéro à votre mère (je vais ENCORE me servir de mes talents de pédagogue pour l'éduquer mais je refuse de lui montrer le copier-coller!).
La Commission Charbonneau est un exemple trop facile pour mettre en lumière le thème de ce billet... Et comme "y'en n'aura pas de facile" (j'aime définitivement le film Les Boys...) j'aimerais que vous vous arrêtiez à des gens plus près de vous (sauf si vous lisez ce billet et que vous êtes appelés à témoigner à la Commission, je trouve que c'est assez près de vous!) que ce soit au travail, dans la vie personnelle, dans vos amitiés, dans votre couple, etc. Vous savez certainement de qui ou de quoi je parle ou peut-être est-ce directement vous? Énumérons donc des situations, gens, animaux (???) qui se prêtent à la situation, et ce, toujours dans un esprit de compréhension:
1) T'es un gars qui trompe sa femme/blonde/conjointe de fait et tu te défiles (quand tu te fais pogner bien sur) en indiquant que c'est plus pareil, c'est plus fort que toi, ça se contrôle pas... BULLSHIT! Je ne juge pas le fait que tu fasses le choix de la tromper, c'est de TES affaires... mais calvaire, ASSUME!!! Tu fais juste ajouter l'odieux à l'horreur pour la pauvre femme qui t'attend à la maison !!!
2) T'es en couple avec un gars (le masculin l'emporte sur le féminin bon! Donc dans mes exemples, c'est la même chose, brûlez pas vos bobettes messieurs) qui a de grosses tendances vers l'égoïsme, le manque d'attention, le manque de communication, le manque d'égard mais tu décides quand même de faire ta vie avec. Tu le maries, tu fais des p'tits, bref, tu prends pays et soudainement, tu tombes des nus parce qu'il fait pareil dans la vie de famille et avec les enfants. Avec toute l'empathie qui m'est possible (...) t'es pas lourdement responsable de ton sort? Tu le savais pas qu'il était comme ça, à l'origine? Tsé là tes amies qui te l'ont dit directement, indirectement et même avec des mimes que c'était peut-être pas une bonne idée de perpétuer SA lignée, t'as pas pensé qu'elles avaient raison...? T'es le genre à tenir ton boute même si ta petite voix intérieure s'époumonne à te le dire que tu te goures et maintenant je devrais penser que c'est pas ta faute? Désolée, j'ai de la misère à manger des couleuvres, surtout quand on me les enfonce dans la gorge...
3) Tsé le gars du bureau qui passe toujours des commentaires pas agréables mais c'est toujours une "joke"... Tsé le gars qui te dit "bonjour" le matin mais que tu sais qu'il roule les yeux aussitôt dépassé la hauteur de ton épaule... Tsé le gars qui, devant le boss, a l'air d'être en maîtrise de son dossier mais que tu sais pertinemment qu'il est débordé et qu'il prend le "lead" de la rencontre pour noyer le poisson... Jusqu'au jour où t'as pas envie de te faire bourrer (ça arrive, j'appelle ça un SPMS pour Syndrome Pré-Menstruel Soudain) et que tu confrontes. Soudainement, inversement de rôle! Non seulement il ne prend pas la responsabilité mais TU finis par avoir le mauvais rôle dans l'histoire! Tu as accusé injustement, tu es de mauvaise foi, tu veux écraser les autres, tu te fais même dire "bin voyons! J'ai jamais rien eu contre toi! Ça me surprend, ça me blesse...". Ah oui mes amis! C'est comme ça que ça se passe! Ne jamais, jamais jamais confronter, pas de nos jours, c'est INEXCUSABLE! Rentrez dans les rangs gang de revendicateurs, cachez cette audace que les autres ne sauraient voir et qui forcerait à les faire assumer!
Ayant d'autres parties de mon anatomie, à part mon égo, plutôt larges, il est rare que je "rentre dans les rangs"... J'suis pas faite conforme moi, je sais pas pourquoi - peut-être un défaut de fabrication, le fait d'avoir déboulé les marches en marchette quand j'étais petite mais qu'importe... J'ai décidé d'analyser les solutions... Et je veux partager celle que j'ai trouvé avec vous... Pourquoi? Parce que je vous aime voyons! Mon seul soucis est votre bonheur! Écrivez-le sur ma pierre tombale SVP, ça parait bien je trouve...
Attendez... ne faites qu'attendre... Le temps mesdames et messieurs! Le temps s'occupe de tout... Parce que ces personnes n'ont, en fait, pas compris le véritable sens du mot imputabilité. Mais le temps s'en fout. Le temps est ami avec la responsabilité, ils permettent de passer à autre chose... Et comme votre mère vous l'a dit maintenant (je le sais, elle vient de m'appeler!) la vérité finie toujours par se savoir. La vérité, c'est la maîtresse du temps. Le temps aime bien flirter avec la responsabilité et la vérité en même temps... Mais il passe, le temps, encore et toujours et il refroidit la chaleur des mensonges réconfortants. Et tout le monde sait que la vengeance est un plat qui se mange froid... Le cycle doit suivre son cours...
Et c'est pas votre mère qui vous le dit.
La Frustrée
Étant formatrice de formation (ee.. ç'a l'air d'un pléonasme mais ce n'en n'est pas un...!) je vais me servir de mes talents de pédagogue pour vous "copier-coller" le dictionnaire des synonymes (ne riez pas, vous seriez surpris d'à quel point "talent de pédagogue" et "faire un copier-coller" sont souvent intimement liés... gens qui double-cliquent sur un icône internet ou une adresse web - je vous vise!):
"Imputabilité: nom masculin singulier : implication, imputation, responsabilité"
Bon, assez de base me direz-vous... Mais j'ajouterais cette définition du point de vue pénal:
"L'imputabilité est une notion juridique qui exprime la possibilité de faire appliquer quelque chose à quelqu'un d'autre ou à quelque chose d'autre.""
Constat: les gens connaissent mieux le point de vue de la notion juridique que la définition en elle-même.
Car la notion juridique, lorsque sortie de son contexte et lue à l'état brut contredit la définition propre du mot... Tant de contradictions et de questions et si peu de réponses... Socrate, où es-tu quand j'ai besoin de toi?
Bref, j'ai remarqué que dernièrement, les gens de mon entourage ont tendance à se servir de la deuxième définition pour faire fit de la définition elle-même... Traduction: je ne suis pas responsable de ce que je viens de faire, de dire,de transmettre, de faxer, de texter, d'emailer, de faire-parrer (ouf... j'ai mal là... le mot "faire-part" transformé en verbe... svp soulignons l'effort!). Je me sers du "ricochet" et je fais porter le blâme à un tiers.
Coudonc, suis-je la seule qui travaille dans une entreprise où l'imputabilité fait même partie du code de conduite? Je veux dire, suis-je la seule qui connaît la réelle notion d'imputabilité, la définition, et qui la respecte? Je capote (pas le préservatif!) de constater qu'il est si facile de se défiler... Vous n'avez pas peur que ça vous rebondisse dans le visage quand la vérité sortira? C'est pas moi qui va vous donner le scoop que la vérité finie toujours par se savoir?! Si oui, donnez mon numéro à votre mère (je vais ENCORE me servir de mes talents de pédagogue pour l'éduquer mais je refuse de lui montrer le copier-coller!).
La Commission Charbonneau est un exemple trop facile pour mettre en lumière le thème de ce billet... Et comme "y'en n'aura pas de facile" (j'aime définitivement le film Les Boys...) j'aimerais que vous vous arrêtiez à des gens plus près de vous (sauf si vous lisez ce billet et que vous êtes appelés à témoigner à la Commission, je trouve que c'est assez près de vous!) que ce soit au travail, dans la vie personnelle, dans vos amitiés, dans votre couple, etc. Vous savez certainement de qui ou de quoi je parle ou peut-être est-ce directement vous? Énumérons donc des situations, gens, animaux (???) qui se prêtent à la situation, et ce, toujours dans un esprit de compréhension:
1) T'es un gars qui trompe sa femme/blonde/conjointe de fait et tu te défiles (quand tu te fais pogner bien sur) en indiquant que c'est plus pareil, c'est plus fort que toi, ça se contrôle pas... BULLSHIT! Je ne juge pas le fait que tu fasses le choix de la tromper, c'est de TES affaires... mais calvaire, ASSUME!!! Tu fais juste ajouter l'odieux à l'horreur pour la pauvre femme qui t'attend à la maison !!!
2) T'es en couple avec un gars (le masculin l'emporte sur le féminin bon! Donc dans mes exemples, c'est la même chose, brûlez pas vos bobettes messieurs) qui a de grosses tendances vers l'égoïsme, le manque d'attention, le manque de communication, le manque d'égard mais tu décides quand même de faire ta vie avec. Tu le maries, tu fais des p'tits, bref, tu prends pays et soudainement, tu tombes des nus parce qu'il fait pareil dans la vie de famille et avec les enfants. Avec toute l'empathie qui m'est possible (...) t'es pas lourdement responsable de ton sort? Tu le savais pas qu'il était comme ça, à l'origine? Tsé là tes amies qui te l'ont dit directement, indirectement et même avec des mimes que c'était peut-être pas une bonne idée de perpétuer SA lignée, t'as pas pensé qu'elles avaient raison...? T'es le genre à tenir ton boute même si ta petite voix intérieure s'époumonne à te le dire que tu te goures et maintenant je devrais penser que c'est pas ta faute? Désolée, j'ai de la misère à manger des couleuvres, surtout quand on me les enfonce dans la gorge...
3) Tsé le gars du bureau qui passe toujours des commentaires pas agréables mais c'est toujours une "joke"... Tsé le gars qui te dit "bonjour" le matin mais que tu sais qu'il roule les yeux aussitôt dépassé la hauteur de ton épaule... Tsé le gars qui, devant le boss, a l'air d'être en maîtrise de son dossier mais que tu sais pertinemment qu'il est débordé et qu'il prend le "lead" de la rencontre pour noyer le poisson... Jusqu'au jour où t'as pas envie de te faire bourrer (ça arrive, j'appelle ça un SPMS pour Syndrome Pré-Menstruel Soudain) et que tu confrontes. Soudainement, inversement de rôle! Non seulement il ne prend pas la responsabilité mais TU finis par avoir le mauvais rôle dans l'histoire! Tu as accusé injustement, tu es de mauvaise foi, tu veux écraser les autres, tu te fais même dire "bin voyons! J'ai jamais rien eu contre toi! Ça me surprend, ça me blesse...". Ah oui mes amis! C'est comme ça que ça se passe! Ne jamais, jamais jamais confronter, pas de nos jours, c'est INEXCUSABLE! Rentrez dans les rangs gang de revendicateurs, cachez cette audace que les autres ne sauraient voir et qui forcerait à les faire assumer!
Ayant d'autres parties de mon anatomie, à part mon égo, plutôt larges, il est rare que je "rentre dans les rangs"... J'suis pas faite conforme moi, je sais pas pourquoi - peut-être un défaut de fabrication, le fait d'avoir déboulé les marches en marchette quand j'étais petite mais qu'importe... J'ai décidé d'analyser les solutions... Et je veux partager celle que j'ai trouvé avec vous... Pourquoi? Parce que je vous aime voyons! Mon seul soucis est votre bonheur! Écrivez-le sur ma pierre tombale SVP, ça parait bien je trouve...
Attendez... ne faites qu'attendre... Le temps mesdames et messieurs! Le temps s'occupe de tout... Parce que ces personnes n'ont, en fait, pas compris le véritable sens du mot imputabilité. Mais le temps s'en fout. Le temps est ami avec la responsabilité, ils permettent de passer à autre chose... Et comme votre mère vous l'a dit maintenant (je le sais, elle vient de m'appeler!) la vérité finie toujours par se savoir. La vérité, c'est la maîtresse du temps. Le temps aime bien flirter avec la responsabilité et la vérité en même temps... Mais il passe, le temps, encore et toujours et il refroidit la chaleur des mensonges réconfortants. Et tout le monde sait que la vengeance est un plat qui se mange froid... Le cycle doit suivre son cours...
Et c'est pas votre mère qui vous le dit.
La Frustrée
mardi 5 février 2013
La colère de l'incompréhension
Ma vie étant tellement palpitante (...)
** Ok pause, avant que je ne commence, je dois vous dire ce qu'une connaissance de travail m'a dit ce mois-ci: "Ok on va aller dîner la semaine prochaine, es-tu libre?" Moi de répondre: "Attends je vais voir dans mon agenda......... non c'est beau je n'ai rien la semaine prochaine". Elle de répondre "bin oui, c'est bien d'avoir un agenda quand t'as rien dedans, ça te rappelle juste que t'as pas de vie à planifier".... Je l'ai vraiment rit!!!**
Donc je reprends: J'ai une vie SI palpitante, que dernièrement j'étais en grosse conversation avec moi-même (soupir) sur les différents styles de colères... Celles qui sont minimes, majeures, fondamentales, intrinsèques, dans un verre d'eau, etc... J'en étais à me demander laquelle de toutes est la plus "dommageable" au niveau de l'indice de stress intérieur et j'ai finalement du trancher entre deux: la colère de l'incompréhension et la colère de l'impuissance. Dans mon livre à moi (que je publierai un jour!) les deux types de colères sont directement liées mais pour les fins de l'exercice, je les ai distinguées et j'en suis venue à la conclusion que c'est la colère de l'incompréhension qui nous vide de toute énergie tant la rage ressentie est profonde.
Tout le monde connaît la colère de l'incompréhension. C'est la plus vicieuse des colères, la plus violente et surtout la plus destructrice. Elle se vit sous toutes ses formes et en voici quelques exemples (je suis sure que vous allez vous y retrouver!):
1) Quelqu'un qui a voté pour Jean Charest en 2012... (essayez pas, il a eu un score trop haut pour que personnne ne vote pour lui!!!) Ça c'est de la torture pure et simple!!! On appelle plus ça de l'incompréhension, on appelle ça de la bêtise humaine à l'état brut... Bon ça y'est, j'suis déjà en train d'avoir les yeux injectés de sang...
2) Le monde qui fait du "car surfing"... j'ai tu vraiment besoin d'élaborer? On était cons quand on était jeunes hein? Jamais cons de même - IMPOSSIBLE!
3) Le site entreinfideles.... oui oui, c'est un vrai site... C'est du monde mariés qui veulent avoir amants/maîtresses qui sont mariés aussi... Ils disent qu'ils assument leur vie extra-conjugale mais demande une discrétion absolue... ASSUMER ET DEMANDER LA DISCRÉTION ÇA NE VA PAS ENSEMBLE!!!
4) TVA qui continue à demander aux voisins de commenter les faits divers alors que tout le monde s'en fout de ce que les voisins disent... Même chose quand ils posent des questions à quelqu'un qui dit qu'il ne veut pas commenter... Faire un topo de 2 minutes qui se résume à dire qu'on aura plus de détails ultérieurement, c'est vraiment vide de contenu et complètement incompréhensible! Enrageant même?
5) Des gens de plus de 40 ans (50 et même 60!) qui insultent l'intelligence des autres en croyant que parce qu'ils sont rendus vieux; on ne peut plus déceler leur hypocrisie ou qu'on va la passer sous silence. Désolée les vieux singes, on vous voit venir comme un nez dans la face et on a un plaisir fou à vous voir vous planter... Surtout avec vos superbes sourires par la suite en faisant comme si de rien n'était... La jeunesse sera toujours plus vite chères aînées (et je le mets au féminin parce que les bitchs, c'est les femmes!) donc on a 3 coups d'avance sur vous. On le sait quand vous jouez pas "fairplay", vous êtes mauvaises pour faire "comme si de rien n'était". Et je trouve ça toujours très drôle moi de voir une femme en âge avancé essayer de tasser quelqu'un dans un coin... Sauf votre respect, si le jeune s'y met à "pleine puissance" on s'entends-tu que tu revoles avec ta marchette? Ben oui, le jeune est plus vite, plus doué, plus productif, plus toute!!! Prend ton gaz égal pis accepte que tu vieillis. À la rigueur, prend ta retraite pis écoeure-moi pas avec ça!!!
6) Les ti-jos connaissants qui sont pas ti-jos connaissants! Rien ne m'enrage plus qu'un faux ti-jos!!! Il font honte à nous, les vrais ti-jos, qui connaissent tout! Mais la plus belle victoire d'être témoin d'un faux ti-jos, c'est de le prendre à défaut. Plus t'es en colère parce qu'il se trompe et fais le paon, plus c'est jouissif! Essayez je vous le dis! (mais juste si vous êtes de VRAIS ti-jos - pas de liseux de grands titres dans les quotidiens en pensant qu'ils connaissent un peu de tout; faut savoir maîtriser son sujet en profondeur sinon tu es démasqué!!!)
7) Les gens qui disent que pour combattre l'intimidation, il faut pas en faire... Non mais faut tu assez être déconnecté du plancher des vaches pour penser ça? Ou alors, faut pas en avoir subi ou en avoir fait subir. Moi j'ai eu les deux donc je peux en parler en toute connaissance de cause. À voir les parents dans les nouvelles, écrasés sur leurs chaises, avec 2 culs au lieu de 1, se plaindre de l'inaction du système... bla bla bla!!! C'est le feu contre le feu la solution! Un intimideur (ça se dis-tu? Ok je l'ajoute dans mon "livre à moi" donc ça existe!!!) revient à ses bas instincts animal - il chasse. Jaserais-tu avec un lion toi? Non - tu le flingues. Donc à plus petite échelle, tu... sacres une bonne tape sur la mornifle du petit baveux pis check le bin s'écraser devant sa "gang" parce que son orgueil va être touché. "Oui mais je suis pas assez fort(e)!" Pis les cours de karaté, c'est pas pour les pigmés?!? Parents, veuillez SVP inscrire vos enfants dans des cours d'auto-défense. Continuez à encourager vos enfants à "stooler" et à "discuter" et vous verrez bien si le sang sur leurs chandails est encore présent après 1 mois... Je mets ma paye là-dessus que "oui". Ou alors, pour les parents que j'offense parce que vous pensez que la DPJ devrait se pencher sur mon cas, je vous demande donc de vous-mêmes aller donner une tape sur la mornifle du papa et de la maman de l'enfant en question. Ça aussi ça marche, l'enfant intimideur capote de voir que son papa ou sa maman "n'est pas si fort que ça"! C'est jouissif aussi de détruire les illusions des enfants pas élevés et/ou intimideurs - on venge nos enfants qui se sont fait détruire l'illusion que l'école c'est agréable avec plein de petits namis!!!
8) Les gens qui vont m'envoyer plein de commentaires parce que ce que je dis n'est pas politiquement correct. Vous provoquez ma colère ce qui provoquera votre incompréhension donc je m'explique: J'm'en tape que vous soyez d'accords ou pas... Mais ça me choque que vous lisiez et prenez le temps de réécrire et de me le dire. Comme si ça allait avoir un impact... Ça aussi c'est fatigant le monde qui pense que s'ils parlent, on va écouter. Non. On écoute quand c'est pertinent, nuance.
Bon c'est assez, je me sens insurgée telle Denise Bombardier!
À bon entendeur, SALUT!
La Frustrée
** Ok pause, avant que je ne commence, je dois vous dire ce qu'une connaissance de travail m'a dit ce mois-ci: "Ok on va aller dîner la semaine prochaine, es-tu libre?" Moi de répondre: "Attends je vais voir dans mon agenda......... non c'est beau je n'ai rien la semaine prochaine". Elle de répondre "bin oui, c'est bien d'avoir un agenda quand t'as rien dedans, ça te rappelle juste que t'as pas de vie à planifier".... Je l'ai vraiment rit!!!**
Donc je reprends: J'ai une vie SI palpitante, que dernièrement j'étais en grosse conversation avec moi-même (soupir) sur les différents styles de colères... Celles qui sont minimes, majeures, fondamentales, intrinsèques, dans un verre d'eau, etc... J'en étais à me demander laquelle de toutes est la plus "dommageable" au niveau de l'indice de stress intérieur et j'ai finalement du trancher entre deux: la colère de l'incompréhension et la colère de l'impuissance. Dans mon livre à moi (que je publierai un jour!) les deux types de colères sont directement liées mais pour les fins de l'exercice, je les ai distinguées et j'en suis venue à la conclusion que c'est la colère de l'incompréhension qui nous vide de toute énergie tant la rage ressentie est profonde.
Tout le monde connaît la colère de l'incompréhension. C'est la plus vicieuse des colères, la plus violente et surtout la plus destructrice. Elle se vit sous toutes ses formes et en voici quelques exemples (je suis sure que vous allez vous y retrouver!):
1) Quelqu'un qui a voté pour Jean Charest en 2012... (essayez pas, il a eu un score trop haut pour que personnne ne vote pour lui!!!) Ça c'est de la torture pure et simple!!! On appelle plus ça de l'incompréhension, on appelle ça de la bêtise humaine à l'état brut... Bon ça y'est, j'suis déjà en train d'avoir les yeux injectés de sang...
2) Le monde qui fait du "car surfing"... j'ai tu vraiment besoin d'élaborer? On était cons quand on était jeunes hein? Jamais cons de même - IMPOSSIBLE!
3) Le site entreinfideles.... oui oui, c'est un vrai site... C'est du monde mariés qui veulent avoir amants/maîtresses qui sont mariés aussi... Ils disent qu'ils assument leur vie extra-conjugale mais demande une discrétion absolue... ASSUMER ET DEMANDER LA DISCRÉTION ÇA NE VA PAS ENSEMBLE!!!
4) TVA qui continue à demander aux voisins de commenter les faits divers alors que tout le monde s'en fout de ce que les voisins disent... Même chose quand ils posent des questions à quelqu'un qui dit qu'il ne veut pas commenter... Faire un topo de 2 minutes qui se résume à dire qu'on aura plus de détails ultérieurement, c'est vraiment vide de contenu et complètement incompréhensible! Enrageant même?
5) Des gens de plus de 40 ans (50 et même 60!) qui insultent l'intelligence des autres en croyant que parce qu'ils sont rendus vieux; on ne peut plus déceler leur hypocrisie ou qu'on va la passer sous silence. Désolée les vieux singes, on vous voit venir comme un nez dans la face et on a un plaisir fou à vous voir vous planter... Surtout avec vos superbes sourires par la suite en faisant comme si de rien n'était... La jeunesse sera toujours plus vite chères aînées (et je le mets au féminin parce que les bitchs, c'est les femmes!) donc on a 3 coups d'avance sur vous. On le sait quand vous jouez pas "fairplay", vous êtes mauvaises pour faire "comme si de rien n'était". Et je trouve ça toujours très drôle moi de voir une femme en âge avancé essayer de tasser quelqu'un dans un coin... Sauf votre respect, si le jeune s'y met à "pleine puissance" on s'entends-tu que tu revoles avec ta marchette? Ben oui, le jeune est plus vite, plus doué, plus productif, plus toute!!! Prend ton gaz égal pis accepte que tu vieillis. À la rigueur, prend ta retraite pis écoeure-moi pas avec ça!!!
6) Les ti-jos connaissants qui sont pas ti-jos connaissants! Rien ne m'enrage plus qu'un faux ti-jos!!! Il font honte à nous, les vrais ti-jos, qui connaissent tout! Mais la plus belle victoire d'être témoin d'un faux ti-jos, c'est de le prendre à défaut. Plus t'es en colère parce qu'il se trompe et fais le paon, plus c'est jouissif! Essayez je vous le dis! (mais juste si vous êtes de VRAIS ti-jos - pas de liseux de grands titres dans les quotidiens en pensant qu'ils connaissent un peu de tout; faut savoir maîtriser son sujet en profondeur sinon tu es démasqué!!!)
7) Les gens qui disent que pour combattre l'intimidation, il faut pas en faire... Non mais faut tu assez être déconnecté du plancher des vaches pour penser ça? Ou alors, faut pas en avoir subi ou en avoir fait subir. Moi j'ai eu les deux donc je peux en parler en toute connaissance de cause. À voir les parents dans les nouvelles, écrasés sur leurs chaises, avec 2 culs au lieu de 1, se plaindre de l'inaction du système... bla bla bla!!! C'est le feu contre le feu la solution! Un intimideur (ça se dis-tu? Ok je l'ajoute dans mon "livre à moi" donc ça existe!!!) revient à ses bas instincts animal - il chasse. Jaserais-tu avec un lion toi? Non - tu le flingues. Donc à plus petite échelle, tu... sacres une bonne tape sur la mornifle du petit baveux pis check le bin s'écraser devant sa "gang" parce que son orgueil va être touché. "Oui mais je suis pas assez fort(e)!" Pis les cours de karaté, c'est pas pour les pigmés?!? Parents, veuillez SVP inscrire vos enfants dans des cours d'auto-défense. Continuez à encourager vos enfants à "stooler" et à "discuter" et vous verrez bien si le sang sur leurs chandails est encore présent après 1 mois... Je mets ma paye là-dessus que "oui". Ou alors, pour les parents que j'offense parce que vous pensez que la DPJ devrait se pencher sur mon cas, je vous demande donc de vous-mêmes aller donner une tape sur la mornifle du papa et de la maman de l'enfant en question. Ça aussi ça marche, l'enfant intimideur capote de voir que son papa ou sa maman "n'est pas si fort que ça"! C'est jouissif aussi de détruire les illusions des enfants pas élevés et/ou intimideurs - on venge nos enfants qui se sont fait détruire l'illusion que l'école c'est agréable avec plein de petits namis!!!
8) Les gens qui vont m'envoyer plein de commentaires parce que ce que je dis n'est pas politiquement correct. Vous provoquez ma colère ce qui provoquera votre incompréhension donc je m'explique: J'm'en tape que vous soyez d'accords ou pas... Mais ça me choque que vous lisiez et prenez le temps de réécrire et de me le dire. Comme si ça allait avoir un impact... Ça aussi c'est fatigant le monde qui pense que s'ils parlent, on va écouter. Non. On écoute quand c'est pertinent, nuance.
Bon c'est assez, je me sens insurgée telle Denise Bombardier!
À bon entendeur, SALUT!
La Frustrée
lundi 7 janvier 2013
Le beurre et l'argent du beurre!
Frustrée de nature, poing brandit facilement, indignation à outrance, défenderesse de la veuve et de l'orphelin (et j'en passe!) sont tant de qualificatifs qui me sont attribués depuis.... depuis.... depuis toujours?! À 5 ans on disait déjà à ma mère : "avec celle-là t'as pas fini...". Surtout quand on me comparait à ma soeur "kid kodak" qui savait être sage comme une image tout en partant te dénoncer quand tu faisais quelque chose d'interdit ("je vais aller me chercher une pêche" hein Karine!?). Bref, j'ai entendu ça toute ma vie (parlez-en à mes chums du secondaire!). Parfois d'une façon négative et parfois positive... Soyons clairs: que ce soit positif pour les gens ou non, je n'en n'ai rien à cirer. Tant que ce soit positif pour moi, tout beigne! Mais dernièrement, la donne a changé.... Laissez-moi vous expliquer la source de mon indignation PROFONDE (de toute façon, moi mon indignation est toujours profonde me direz-vous, mais bon..!)...
J'ai quelques victoires à mon actif qui ont parfois fait pâlir d'envie certaines gens de mon entourage (en passant, le mot "gens" est féminin; svp rigueur on se corrige!) telles que: une victoire à l'office de la langue français VS la CIGM (Chambre Immobilière du Grand Montréal), j'ai le plus bas tarif possible de tous les temps pour mon forfait cellulaire et ma téléphonie/internet résidentiel, je "deal" un char comme pas une, jamais je ne paie le prix indiqué chez Brault et Martineau et je ne paie JAMAIS les taxes, etc... Je pourrais énumérer une page complète de mes "batailles". Quand celles-ci sont racontées, je suis dont la fille avec le plus de "chien", ma "grande gueule" rapporte, j'aurais donc dû faire mon droit, si jamais on a besoin de quelqu'un pour la défendre - APPELEZ JULIE. Eh bien non... Figurez-vous que dorénavant, on ne peut plus m'appeler... Julie tire sur le switch - final kaput - ÉTEINTE!
Pourquoi me direz-vous? Pourquoi changerais-tu Julie puisque c'est une situation tellement gagnante? Surtout que quiconque me connaît SAIT que j'adore aller chercher de petites victoires comme ça... Primeur: y'a rien de gagnant là-dedans... Pour moi oui; au sens propre - littéraire. Avec les gens, pas du tout. Et cela est intimement lié à vouloir le beurre et l'argent du beurre...
Une grande gueule c'est pratique mais juste quand tu peux la fermer à temps. Une grande gueule qui monte à 10, c'est pratique en autant qu'elle redescende à 1 lorsque besoin il y a. Une grande gueule qui te défend, c'est pratique mais pas quand elle te rabroue. Une grande gueule c'est pratique, mais sache que tu seras le fantassin devant l'armée adverse si une bataille est déclarée et sois certaine que tu en porteras l'odieux. Donc, on aime quand les grandes gueules se battent pour nous, on se cache derrière leurs dos lorsqu'il faut se faire défendre... Mais la même personne qui se cache derrière la grande gueule sera la première à se plaindre de la même grande gueule lorsque la situation ne fera plus son affaire. Bref, ouvre ta gueule, mais pas trop. Ferme ta gueule, mais pas trop. Le beurre et l'argent du beurre...
Conseil d'amie: la première qualité pour livrer des batailles et SURTOUT les gagner, c'est la transparence. Avec tout ce qu'il y a de beau et de mauvais dans celle-ci. L'authenticité est toujours gagnante lorsque l'on revendique puisqu'on défend une cause, une personne, une action, une opinion, une valeur avec ses tripes. Il n'y a aucun bouton "OFF" ni aucun bouton "Moderate". Les tripes, c'est la passion. La passion est dans la démesure (l'arbre est dans ses feuilles marilon marilééééé). On ne peut livrer bataille si on n'y croit pas. Point barre.
J'ai beaucoup défendu, beaucoup vécu des batailles qui ne m'appartenaient pas, avec passion, pour les gens que j'aimais. Mais un passionné est souvent candide. Voilà ma teigne; je suis SI candide. La personne que tu défends sera la première à te massacrer. Et moi de crier "HYPOCRISIE" et de me faire répondre "non, c'est de la diplomatie"...
Étant diplomate de nature (...) j'ai décidé d'user de diplomatie moi aussi dorénavant. Ça comprend faire comme tous et prendre avantage de la personne qui est là (opportuniste, pourquoi pas?) pour ensuite la massacrer comme la misère sur le pauvre monde. Et côté massacre, je me défends assez bien aussi :)
Bref, j'ai décidé de devenir comme les gens de mon entourage. Parce que livrer une bataille c'est une chose, mais livrer une bataille POUR toi contre les gens qui furent défendus, c'est de la pure torture. Et comme je ne suis pas encore sadomasochiste et que j'essaie de garder ce qui me reste d'esprit saint, j'adopte une nouvelle philosophie en 2013!
Des intéressés à me suivre dans cette nouvelle aventure inconnue? Pensez-vous que j'arriverai à ne plus être transparente? Les paris sont ouverts! :)
La Frustrée
J'ai quelques victoires à mon actif qui ont parfois fait pâlir d'envie certaines gens de mon entourage (en passant, le mot "gens" est féminin; svp rigueur on se corrige!) telles que: une victoire à l'office de la langue français VS la CIGM (Chambre Immobilière du Grand Montréal), j'ai le plus bas tarif possible de tous les temps pour mon forfait cellulaire et ma téléphonie/internet résidentiel, je "deal" un char comme pas une, jamais je ne paie le prix indiqué chez Brault et Martineau et je ne paie JAMAIS les taxes, etc... Je pourrais énumérer une page complète de mes "batailles". Quand celles-ci sont racontées, je suis dont la fille avec le plus de "chien", ma "grande gueule" rapporte, j'aurais donc dû faire mon droit, si jamais on a besoin de quelqu'un pour la défendre - APPELEZ JULIE. Eh bien non... Figurez-vous que dorénavant, on ne peut plus m'appeler... Julie tire sur le switch - final kaput - ÉTEINTE!
Pourquoi me direz-vous? Pourquoi changerais-tu Julie puisque c'est une situation tellement gagnante? Surtout que quiconque me connaît SAIT que j'adore aller chercher de petites victoires comme ça... Primeur: y'a rien de gagnant là-dedans... Pour moi oui; au sens propre - littéraire. Avec les gens, pas du tout. Et cela est intimement lié à vouloir le beurre et l'argent du beurre...
Une grande gueule c'est pratique mais juste quand tu peux la fermer à temps. Une grande gueule qui monte à 10, c'est pratique en autant qu'elle redescende à 1 lorsque besoin il y a. Une grande gueule qui te défend, c'est pratique mais pas quand elle te rabroue. Une grande gueule c'est pratique, mais sache que tu seras le fantassin devant l'armée adverse si une bataille est déclarée et sois certaine que tu en porteras l'odieux. Donc, on aime quand les grandes gueules se battent pour nous, on se cache derrière leurs dos lorsqu'il faut se faire défendre... Mais la même personne qui se cache derrière la grande gueule sera la première à se plaindre de la même grande gueule lorsque la situation ne fera plus son affaire. Bref, ouvre ta gueule, mais pas trop. Ferme ta gueule, mais pas trop. Le beurre et l'argent du beurre...
Conseil d'amie: la première qualité pour livrer des batailles et SURTOUT les gagner, c'est la transparence. Avec tout ce qu'il y a de beau et de mauvais dans celle-ci. L'authenticité est toujours gagnante lorsque l'on revendique puisqu'on défend une cause, une personne, une action, une opinion, une valeur avec ses tripes. Il n'y a aucun bouton "OFF" ni aucun bouton "Moderate". Les tripes, c'est la passion. La passion est dans la démesure (l'arbre est dans ses feuilles marilon marilééééé). On ne peut livrer bataille si on n'y croit pas. Point barre.
J'ai beaucoup défendu, beaucoup vécu des batailles qui ne m'appartenaient pas, avec passion, pour les gens que j'aimais. Mais un passionné est souvent candide. Voilà ma teigne; je suis SI candide. La personne que tu défends sera la première à te massacrer. Et moi de crier "HYPOCRISIE" et de me faire répondre "non, c'est de la diplomatie"...
Étant diplomate de nature (...) j'ai décidé d'user de diplomatie moi aussi dorénavant. Ça comprend faire comme tous et prendre avantage de la personne qui est là (opportuniste, pourquoi pas?) pour ensuite la massacrer comme la misère sur le pauvre monde. Et côté massacre, je me défends assez bien aussi :)
Bref, j'ai décidé de devenir comme les gens de mon entourage. Parce que livrer une bataille c'est une chose, mais livrer une bataille POUR toi contre les gens qui furent défendus, c'est de la pure torture. Et comme je ne suis pas encore sadomasochiste et que j'essaie de garder ce qui me reste d'esprit saint, j'adopte une nouvelle philosophie en 2013!
Des intéressés à me suivre dans cette nouvelle aventure inconnue? Pensez-vous que j'arriverai à ne plus être transparente? Les paris sont ouverts! :)
La Frustrée
samedi 20 octobre 2012
Les perceptions...
Malgré une longue pause pour prendre le temps d'élever Petite Mademoiselle (elle est vivante et a maintenant 3 ans!) - et par le fait même élever le Monsieur papa (...bin non c'est une blague!); j'ai quand même rencontré des éléments de frustration... Ce n'est pas parce que je n'ai rien écris que je n'ai pas vécu les dites frustrations! Imaginez comment je refoule depuis 2010... Imaginez comment je dois faire de la bile en dedans. La bile c'est le pire ennemi de la santé; ça se propage et s'accumule... Ce qui me fait penser que je suis due à un "check-up" en bonne et due forme avec mon médecin question de vérifier si j'ai encore des artères claires ou si elles sont comme Décarie en heure de pointe: bloquées!
Dernièrement, ma plus grande frustration est liée aux perceptions et j'irais même jusqu'à inclure les perceptions sociales. Mais qu'est-ce qu'une perception sociale? Professeure Julie répond: "Dans mon livre à moi (ou à Stan...) une perception sociale est une idée préconçue que la société a, sur une situation donnée. Peu importe la nécessité de se renseigner, on se bloque dans notre opinion centrée sur notre nombril". Avouez que je "perle" en sac à papier hein?(je suis mère maintenant, je ne sacre plus...). J'ai presque l'air intelligente quand je parle de même hein?
Je crois donc que la société s'enlise dans ses perceptions sociales préconçues et forgées sur plein de facteurs (enfance, éducation, valeurs, préjugés, alouette!) dans l'unique but de ne pas s'élever au dessus de la mêlée. Bon c'est beaucoup de mots pour finalement dire "on se pose pas de questions car on le sait déjà...". Combien de fois peut-on entendre ça par jour, surtout les Québécois moyens (note de l'éditeur: voir autre texte de 2010 pour connaître la définition d'un Québécois moyen) "ouan mais moi j'ai entendu dire que...", "ouan mais tsé ç'a toujours été comme ça, ça ne changera pas", "qu'est-ce qu'on peut faire? De toute façon plus ça change, plus c'est pareil"...
Je vous réponds ceci: ERREUR ERREUR ERREUR!!! C'est tu assez clair? Se remettre en question est la base de tous changements. Si nous ne nous remettons jamais en question, comment pourra-t-on combattre pour des changements nécessaires à la bonne marche de notre gouvernement, notre société, notre famille, notre couple, notre budget? Aussi bien tuer le rêve d'emblée car aucun changement ne s'amorcera sans remise en question. Notre pire ennemi est la perception sociale qui perdure. Dernièrement, tout ce que j'arrive à constater chez le discours de certains c'est: "boy, on est vraiment nés pour un p'tit pain - ne demandons pas une tarte, on l'aura jamais". Et je ne parle pas que de grands enjeux de société; je constate le tout en discutant avec des collègues, amis, famille et j'en passe... Illustration:
J'attends 20 minutes à la banque pour payer un ticket (encore! mais de parking cette fois) parce qu'il y a 2 guichets d'ouverts un jeudi à 17h00... Tout le monde soupire, tout le monde se dit que ça n'a pas de sens mais tu entends clairement "ouan mais tsé les banques, c'est de même, le service est jamais bon". Donc? On dit rien? On laisse aller? Surtout ne pas mentionner à la caissière que ça n'a pas d'allure, c'est pas de sa faute! Sauf que je le dis à qui? Quand je vais au restaurant et que la bouffe est pas bonne, je ne le dirai pas à la serveuse parce que c'est pas sa faute? Désolée, elle est l'intermédiaire avec la cuisine donc c'est à elle que je vais le dire. Mais non, on ne le dit pas... Faut se taire, ça parait mal...Restons dans la perception que c'est normal pour les banques de donner un mauvais service malgré les frais qu'on paye et prenons notre trou.
Oui certaines bases ou normes sont inscrites en nous dictant notre opinion à prime à bord mais on s'entend tu que tout est mouvance? Pourquoi ce qui se fige ne peut se bouger? Suffit de pousser un peu... Mais pourquoi plus personne ne pousse? Pourquoi plus personne ne fait bouger les choses? Pourquoi plus personne ne bouscule pour ébranler? Peut-être parce qu'on se fait dire qu'on manque d'empathie, de civisme, de respect, de normes sociales et de politesse? Moi, dans mon cas, je vous dirais que je manque juste d'égocentrisme... C'est quoi le rapport? M'en va vous conter ça:
En arrêtant de regarder mon nombril en me posant la question si ça ME dérange, je me pose plutôt la question si c'est gagnant pour tous au final. Simple non? Ça ne me dérangeais pas vraiment d'attendre 20 minutes à la banque parce qu'avec les téléphones intelligents, j'aurais pu téléphoner, twitter, facebooker, jouer, texter, écouter la dernière de Unité-9, etc. Mais au final, la caissière gagne pas parce qu'elle a le stress de la file qui s'allonge et elle doit compter tous les 10 cennes de la madame asiatique qui parle pas français et vraisemblablement pas anglais non plus, l'autre madame qui appelle son conjoint pour dire qu'elle sera en retard à la garderie, le monsieur avec une cane qui doit rester debout à attendre et qui a définitivement mal à la jambe à chaque fois qu'il change de posture, et tous les autres de la file qui ont probablement des raisons valables de maugréer. On perd tous... Mais personne ne le dira. Surprenant hein mais moi je le dis. Et quand je le dis, ces mêmes personnes me regardent l'air de dire "bin voyons donc! Qu'est-ce que tu fais là? C'est pas sa faute à la caissière! Quel manque de politesse". Le manque de politesse c'est de dire: "hey criss de conne, tu sais pas travailler ou c'est juste à cause de l'autre folle qui roule pas ses 10 cennes que c'est long de même? Ton boss sait pas faire des horaires; 2 caissières un jeudi 17h00 yé incompétent ou quoi?". Vouloir combattre la perception du mauvais service qu'on a des banques c'est de dire, arrivée au comptoir: "wow, tout un rush pour vous! Est-ce normal que vous soyez si peu en cette heure de pointe? Ça doit être légèrement stressant quand quelqu'un arrive avec ses 10 cennes? (ça m'a marqué!), votre patron ne fait rien?". Civisme, politesse, empathie, respect mais le message est passé!
C'est un petit exemple qui peut se multiplier à grande échelle... Imaginez si on se met à combattre les perceptions pour laisser place à des aspirations de niveler vers le haut! Utopie?
Probablement... Et c'est triste.
Dernièrement j'ai eu l'utopie de penser que les personnes proches de ma vie ne s'arrêtaient plus aux perceptions que je projette. Après tout, ils me connaissent? Comment interpréter négativement ce que je dis ou fais uniquement sur une perception sans vérifier la source? Malheureusement, j'avais tout faux. J'avais moi-même une perception de profondeur mais j'ai oublié que les variables pour bousculer et faire bouger dérangent; elles dérangent même quand il y a supposément des sentiments entre les parties. Imaginez dans la société froide dans laquelle on se trouve... On s'en sort pas hein? Quel constat!
Je vous laisse avec une perception que je suis de la gau-gauche. Que je rêve au lieu de prendre mon trou! Mais ça, vous le saviez déjà non?! ;)
La Frustrée
Dernièrement, ma plus grande frustration est liée aux perceptions et j'irais même jusqu'à inclure les perceptions sociales. Mais qu'est-ce qu'une perception sociale? Professeure Julie répond: "Dans mon livre à moi (ou à Stan...) une perception sociale est une idée préconçue que la société a, sur une situation donnée. Peu importe la nécessité de se renseigner, on se bloque dans notre opinion centrée sur notre nombril". Avouez que je "perle" en sac à papier hein?(je suis mère maintenant, je ne sacre plus...). J'ai presque l'air intelligente quand je parle de même hein?
Je crois donc que la société s'enlise dans ses perceptions sociales préconçues et forgées sur plein de facteurs (enfance, éducation, valeurs, préjugés, alouette!) dans l'unique but de ne pas s'élever au dessus de la mêlée. Bon c'est beaucoup de mots pour finalement dire "on se pose pas de questions car on le sait déjà...". Combien de fois peut-on entendre ça par jour, surtout les Québécois moyens (note de l'éditeur: voir autre texte de 2010 pour connaître la définition d'un Québécois moyen) "ouan mais moi j'ai entendu dire que...", "ouan mais tsé ç'a toujours été comme ça, ça ne changera pas", "qu'est-ce qu'on peut faire? De toute façon plus ça change, plus c'est pareil"...
Je vous réponds ceci: ERREUR ERREUR ERREUR!!! C'est tu assez clair? Se remettre en question est la base de tous changements. Si nous ne nous remettons jamais en question, comment pourra-t-on combattre pour des changements nécessaires à la bonne marche de notre gouvernement, notre société, notre famille, notre couple, notre budget? Aussi bien tuer le rêve d'emblée car aucun changement ne s'amorcera sans remise en question. Notre pire ennemi est la perception sociale qui perdure. Dernièrement, tout ce que j'arrive à constater chez le discours de certains c'est: "boy, on est vraiment nés pour un p'tit pain - ne demandons pas une tarte, on l'aura jamais". Et je ne parle pas que de grands enjeux de société; je constate le tout en discutant avec des collègues, amis, famille et j'en passe... Illustration:
J'attends 20 minutes à la banque pour payer un ticket (encore! mais de parking cette fois) parce qu'il y a 2 guichets d'ouverts un jeudi à 17h00... Tout le monde soupire, tout le monde se dit que ça n'a pas de sens mais tu entends clairement "ouan mais tsé les banques, c'est de même, le service est jamais bon". Donc? On dit rien? On laisse aller? Surtout ne pas mentionner à la caissière que ça n'a pas d'allure, c'est pas de sa faute! Sauf que je le dis à qui? Quand je vais au restaurant et que la bouffe est pas bonne, je ne le dirai pas à la serveuse parce que c'est pas sa faute? Désolée, elle est l'intermédiaire avec la cuisine donc c'est à elle que je vais le dire. Mais non, on ne le dit pas... Faut se taire, ça parait mal...Restons dans la perception que c'est normal pour les banques de donner un mauvais service malgré les frais qu'on paye et prenons notre trou.
Oui certaines bases ou normes sont inscrites en nous dictant notre opinion à prime à bord mais on s'entend tu que tout est mouvance? Pourquoi ce qui se fige ne peut se bouger? Suffit de pousser un peu... Mais pourquoi plus personne ne pousse? Pourquoi plus personne ne fait bouger les choses? Pourquoi plus personne ne bouscule pour ébranler? Peut-être parce qu'on se fait dire qu'on manque d'empathie, de civisme, de respect, de normes sociales et de politesse? Moi, dans mon cas, je vous dirais que je manque juste d'égocentrisme... C'est quoi le rapport? M'en va vous conter ça:
En arrêtant de regarder mon nombril en me posant la question si ça ME dérange, je me pose plutôt la question si c'est gagnant pour tous au final. Simple non? Ça ne me dérangeais pas vraiment d'attendre 20 minutes à la banque parce qu'avec les téléphones intelligents, j'aurais pu téléphoner, twitter, facebooker, jouer, texter, écouter la dernière de Unité-9, etc. Mais au final, la caissière gagne pas parce qu'elle a le stress de la file qui s'allonge et elle doit compter tous les 10 cennes de la madame asiatique qui parle pas français et vraisemblablement pas anglais non plus, l'autre madame qui appelle son conjoint pour dire qu'elle sera en retard à la garderie, le monsieur avec une cane qui doit rester debout à attendre et qui a définitivement mal à la jambe à chaque fois qu'il change de posture, et tous les autres de la file qui ont probablement des raisons valables de maugréer. On perd tous... Mais personne ne le dira. Surprenant hein mais moi je le dis. Et quand je le dis, ces mêmes personnes me regardent l'air de dire "bin voyons donc! Qu'est-ce que tu fais là? C'est pas sa faute à la caissière! Quel manque de politesse". Le manque de politesse c'est de dire: "hey criss de conne, tu sais pas travailler ou c'est juste à cause de l'autre folle qui roule pas ses 10 cennes que c'est long de même? Ton boss sait pas faire des horaires; 2 caissières un jeudi 17h00 yé incompétent ou quoi?". Vouloir combattre la perception du mauvais service qu'on a des banques c'est de dire, arrivée au comptoir: "wow, tout un rush pour vous! Est-ce normal que vous soyez si peu en cette heure de pointe? Ça doit être légèrement stressant quand quelqu'un arrive avec ses 10 cennes? (ça m'a marqué!), votre patron ne fait rien?". Civisme, politesse, empathie, respect mais le message est passé!
C'est un petit exemple qui peut se multiplier à grande échelle... Imaginez si on se met à combattre les perceptions pour laisser place à des aspirations de niveler vers le haut! Utopie?
Probablement... Et c'est triste.
Dernièrement j'ai eu l'utopie de penser que les personnes proches de ma vie ne s'arrêtaient plus aux perceptions que je projette. Après tout, ils me connaissent? Comment interpréter négativement ce que je dis ou fais uniquement sur une perception sans vérifier la source? Malheureusement, j'avais tout faux. J'avais moi-même une perception de profondeur mais j'ai oublié que les variables pour bousculer et faire bouger dérangent; elles dérangent même quand il y a supposément des sentiments entre les parties. Imaginez dans la société froide dans laquelle on se trouve... On s'en sort pas hein? Quel constat!
Je vous laisse avec une perception que je suis de la gau-gauche. Que je rêve au lieu de prendre mon trou! Mais ça, vous le saviez déjà non?! ;)
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